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03/07/2019 = 34 lingots d’or découverts en Loir-et-Cher trouvent enfin leurs propriétaires

La cour d’appel vient de décider de l’appartenance d’un trésor d’une valeur d’un million d’euros découvert dans le Loir-et-Cher en juillet 2015. Après quatre ans de procédure, un seul ouvrier parmi les trois qui sont tombés sur 34 lingots d’or, devient codétenteur du trésor avec le propriétaire des lieux. Quatre ans après la découverte de 34 lingots d’or lors de travaux de rénovation à Vouzon, en Sologne (Loir-et-Cher), le trésor, d’une valeur totale d’un million d’euros, a finalement trouvé ses propriétaires, selon Ouest-France.

En juillet 2015, trois ouvriers décaissaient une cave lorsque l’un d’entre eux, muni d’une pelle, est tombé sur une boîte en plastique contenant dix lingots d’or, puis sur deux autres boîtes, renfermant au total 34 lingots d’or. La procédure, pendant laquelle les juges ont travaillé pour décider de l’appartenance du trésor, a duré quatre ans. Outre les trois ouvriers, le propriétaire des lieux figurait aussi dans la liste des prétendants.

Finalement, la cour d’appel a décidé, après avoir examiné les photos et les témoignages, que le travail effectué par les trois ouvriers en commun «n’avait pas pour finalité de découvrir un trésor», et donc qu’il n’existait pas de «notion de co-inventeurs d’un trésor». Par conséquent, «l’inventeur est celui qui le premier a rendu le trésor visible», à savoir l’homme à la pelle. Ainsi, le propriétaire des lieux devra partager le million avec l’heureux ouvrier. «Mon client a gratté les morceaux de béton, posé la main sur une boîte. Cela fait de lui un inventeur», a conclu l’avocat de l’homme à la pelle.


Or : cet indicateur méconnu qui annonce la remontée des cours face aux actions

L’or accuse un retard considérable sur les actions, mais ça pourrait bien ne pas durer, selon un indicateur méconnu du grand public...  

Depuis début mai, le cours de l’or a eu le vent en poupe, porté par “le retour de la synchronisation avec le taux d'intérêt réel (le taux d’intérêt diminué de l’inflation, NDLR) américain (l’or est un placement qui ne génère pas de revenu et bénéficie ainsi d’arbitrages favorables quand les taux d’intérêt réels diminuent. Il tend donc traditionnellement à évoluer à l’inverse de ces derniers, NDLR)”, relève Johannes Müller, responsable de la recherche macroéconomique chez le géant de la gestion d’actifs DWS. “Le rendement des obligations d'État américaines indexées sur l'inflation à 5 ans - considéré comme l’équivalent du taux d'intérêt réel américain - est passé de 1,15% à 0,17% au cours de la dernière année. En conséquence, le coût d'opportunité de la possession d'or a chuté de façon significative (du fait du phénomène évoqué au premier paragraphe, NDLR). Et avec leurs annonces récentes, étonnamment consensuelles, la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale américaine (la Fed) ont contribué à faire en sorte que ce coût demeure faible dans un futur proche. Une fois de plus, le mantra ‘plus bas pour plus longtemps’ est chanté haut et fort”, souligne l’expert. 

Le cours de l’once de métal jaune a franchi dernièrement la barre de 1.400 dollars pour la première fois depuis septembre 2013, avant de subir quelques prises de bénéfices. “De tels jalons techniques sont d'autant plus importants pour les investisseurs (en or) qu'ils ont dû regarder l'un de leurs métaux préférés disparaître pendant des années”, relève-t-il. “Et ce, alors que le relâchement de la politique de la banque centrale a entraîné une hausse de presque toutes les autres catégories d'actifs (actions, obligations…, NDLR). Et ce, même si les banques centrales sont d'importants acheteurs nets d'or depuis 2010. Et même si la politique est devenue beaucoup plus imprévisible (l’or, considéré comme une valeur refuge de référence, ne semble pas avoir pleinement profité de ce statut, NDLR). Enfin, même si ce refuge alternatif autoproclamé, le Bitcoin, a grimpé de plus de 200% cette année”, relève l’expert. Il faut dire que si l’or a connu un regain d’éclat dernièrement, il n’a pas de quoi pavoiser (du moins à l’aune des performances des autres classes d’actifs), sur 10 ans, avec une hausse limitée à 48% sur la période, contre… 220% pour le S&P500 (baromètre des actions américaines, à Wall Street). Evolution comparée de l'or (en bleu) et du S&P500 (en vert), cliquez sur l'image pour agrandir


Or : vers un alignement des planètes durable

Le cours de l’or a récemment franchi les 1400 dollars, surpassant ainsi les plus hauts taux atteints en 2013. Sa performance en 2019 dépasse les 10 % en euros, le métal jaune est plus que jamais sur le devant de la scène ! Cette envolée des cours résulte d’une équation simple : une offre contrainte, une demande dynamique, des tensions géopolitiques, et des taux d’intérêts bas, voire négatifs. Un parfait alignement des planètes favorables au métal jaune donc… Décryptage.

 

L'or revient sur les 1 400 dollars l'once - Par Agence Option Finance Publié le 02/07/2019 à 17:46 Mise à jour le 02/07/2019 à 17:46

(AOF) - L'or progresse de 0,53% à 1 396,70 dollars l'once à New York, se rapprochant du seuil des 1 400 dollars abandonné hier. Le métal jaune continue d'être soutenu par son statut de valeur refuge. "L'or bénéficie de l'anticipation des opérateurs d'une baisse des taux de la Fed, de la faiblesse du dollar et des tensions géopolitiques", précise Laurent Schwartz, directeur du Comptoir National de l'Or. Dans ce cadre, l'or poursuivra-t-il son rebond amorcé cet automne ? "Les marchés ont désormais intégré le virage accommodant de la Fed et il faudrait une annonce inattendue de la Fed, un choc exogène tel une guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, etc. pour que la hausse de l'or se poursuivre à un rythme aussi soutenu que dernièrement", estime Laurent Schwartz.


01/07/2019 =  L'or brille à nouveau de mille feux

L’once de métal jaune évolue au plus-haut en six ans et les flux trimestriels dans les trackers-or ont augmenté de 49% en un an. Les experts d’Aurel BGC ont essayé de déterminer les raisons de ce retour en grâce. L’or a nettement rebondi ces dernières semaines. Le cours de l'once d’or a ainsi gagné 10% depuis début juin, pour dépasser les 1.400 dollars, se retrouvant à son plus-haut niveau depuis plus de six ans ! Rappelons qu’en août 2018, le métal jaune était tombé sous le seuil des 1.200 dollars, mais qu’il était monté à plus de 1.900 dollars fin 2011.

Porté par les incertitudes ambiantes : Les spécialistes de la recherche économique d’Aurel BGC ont cherché à discerner les raisons de ce retour en grâce du métal précieux et tenté d’anticiper si celui-ci est bien durable. Alors qu’il était délaissé par les investisseurs depuis plusieurs mois face à la perspective de normalisation des politiques monétaires et en l’absence de risque inflationnistes, l’or a bénéficié, selon eux, du changement de discours des banquiers centraux. La baisse de la rémunération des actifs sans risque induit une baisse du coût d’opportunité de détention de l’or. Ils estiment également que les marchés ont réagi à des éléments plus politiques : l’augmentation des tensions, notamment au Moyen-Orient, ou l’incertitude sur la croissance économique mondiale avec la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine sont jugés comme des facteurs de soutien à l’or. Ces incertitudes restent donc un moteur à l’investissement en or.

Un substitut au dollar : Enfin, certains économistes mettent en avant la fin progressive du dollar comme monnaie internationale du fait de la politique de l’administration Trump. L’extraterritorialité du droit américain, l’imprévisibilité politique du président américain ou le déficit courant chronique des États-Unis inquiéteraient certains investisseurs, qui auraient de plus en plus de mal de voir le dollar comme une valeur refuge. Surtout, dans un contexte de tensions politiques fortes entre les États-Unis et la Chine ou la Russie, par exemple, les banques centrales de ces pays diversifieraient rapidement leurs réserves de changes. L’annonce d’un niveau record d’achat d’or des banques centrales a alimenté toutes les spéculations. Les banques centrales dopent leurs achats : Les analystes d’Aurel BGC ont examiné en détail les données sur le marché mondial de l’or au premier trimestre, qui donnent des enseignements précieux. Ils en tirent les conclusions suivantes : selon le World Gold Council, la demande mondiale d’or a atteint 1.053,3 tonnes sur les trois premiers mois de l’année, en hausse de 7% sur un an grâce à une base de comparaison favorable.

Au premier trimestre 2018, la demande d’or avait chuté à un plus bas de trois ans, à 984,2 tonnes seulement. Mais l’élément marquant de ces statistiques est que les achats des banques centrales se sont poursuivis à un rythme soutenu : leurs réserves ont augmenté de 145,5 tonnes sur le trimestre (+ 68% en un an), soit la plus forte augmentation des réserves mondiales au premier trimestre depuis 2013, et nettement au-dessus de leur moyenne de long terme (en progression de 129,2 tonnes en moyenne sur les cinq dernières années).


29/06/2019 = Once d’or : chute du cours de l’or après la rencontre Trump-Xi – Opportunité d’achat ?

Analyse de la baisse du cours de l'or qui retombe brutalement sur un support significatif sur fond d'apaisement sur le plan de la Guerre Commerciale.

Sujets évoqués dans cet article sur cours de l'or 

  •     Le cours de l’or recule sous les 1 400$ après l’annonce d’une reprise des négociations commerciales
  •     L’once d’or pourrait être influencée par ces négociations commerciales et le rapport NFP de vendredi
  •     Le cours de l’or travaille un double niveau de support oblique et horizontal situé sur les 1 378$

Le cours de l’or recule sous les 1 400$ après l’annonce d’une reprise des négociations commerciales : Le cours de l’or a ouvert la semaine par un net recul. Après avoir clôturé vendredi un mois de juin très prolifique, le cours de l’or subit une prise de bénéfices. L’once d’or ralentissais en fin de semaine passée après qu’elle ait enregistré un point haut de près de six ans. Ayant bénéficié de son repli, le cours de l’or semble à présent subir le rebond d’un dollar américain avec lequel il est inversement corrélé. Ce dernier parait bénéficier, depuis la rencontre entre les présidents Trump et XI le week-end dernier au G20, de la reprise des négociations commerciales sino-américaines qui pourrait remettre en cause les baisse de taux de la Fed anticipées jusque-là au second semestre, fragilisant l’once d’or. 

L’once d’or pourrait être influencée par ces négociations commerciales et le rapport NFP de vendredi

Le cours de l’or a réagi de manière négative à cette annonce, bien que la probabilité implicite d’une réduction de 75 points de base des taux, selon le Groupe CME, reste élevée (37,4%). Le cours de l’or parait doublement pénalisé par cette trêve commerciale - dans le cadre de laquelle les Etats-Unis se sont engagés à ne pas imposer de nouveaux droits de douane supplémentaires sur les produits chinois et de réduire les restrictions établies à l’encontre de la compagnie Huawei, alors que la Chine a promis d’acheter davantage de produits agricoles américains – en raison de son aspect « refuge ». Soulagés, les marchés progressent après cette réunion du G20, fragilisant une once d’or désavantagée par ce regain d’appétence au risque.


27/06/2019 - Trésor à trouver : 15 véritables lingots d'or cachés lors d'un jeu d'énigmes

Un coup de pub qui risque de faire venir du monde : la franchise Escape Hunt a décidé de cacher 15 lingots d'or de 10 grammes dans ses salles et le concept qui commence ce samedi 15 juin, se terminera le 31 décembre. Quinze petits lingots d'or disséminés dans des salles d'escape game. La société Escape Gunt, spécialisée dans les jeux grandeur nature dont le concept est de résoudre une série d'énigmes afin de sortir d'une pièce en un temps dévolu, lance une opération spéciale : elle promet de cacher plusieurs lingots d'or dans ses locaux de Metz et Nancy. Donc en plus de résoudre les énigmes, le participant pourra trouver un lingot d'or et repartir avec. En fait, ce sont des lingots d'or factices qui seront à découvrir. Ils seront ensuite échangés avec un vrai de 10 grammes, selon actu.fr. Certifiés en or pur de 24 carats : Ces lingots sont certifiés en or pur 24 carats d'une valeur à l’achat de 37,70 euros le gramme, soit environ 380 euros. Mais le cours de l'or est variable... Mais seuls les établissements de Lorraine seront concernés : celui de Nancy en Meurthe-et-Moselle qui aura 8 lingots à son actif et celui de Jouy-aux-Arches en Moselle, près de Metz qui lui en aura 7. Attention, les 15 ne seront pas cachés d'un coup. Ils seront répartis dans les salles et au cours des parties qui se joueront entre ce samedi 15 juin et le 31 décembre prochain. Un décompte sera mis en place pour savoir combien il reste de lingots à découvrir dans chacun des établissements franchisés. Attention, il ne suffit pas de trouver le lingot, il faut résoudre l'énigme pendant le temps imparti. Si la partie d'escape game est perdue, le lingot devra être restitué.


27/06/2019 - Qu’y a-t-il à découvrir à Citéco, la cité de l’économie, qui ouvre à Paris?

Ne l’appelez surtout pas musée de l’Economie. La toute nouvelle « Cité » de l’Economie, Citéco pour les intimes, qui ouvre ce vendredi à Paris*, se veut bien plus ambitieuse. « Nous ne montrons pas des collections, mais nous voulons permettre à tout le monde de décrypter l’économie d’aujourd’hui » insiste Ghislain Lauverjat, chargé de la médiation. Ainsi, même si vous êtes absolument hermétique à la théorie de l’offre et de la demande, Citéco vaut le détour rien que pour son cadre. Jusqu’en 2006, le très chic hôtel particulier du 17e arrondissement était une succursale de la banque de France, qui accueillait les riches clients désireux de mettre leurs biens de valeurs à l’abri. Malgré les travaux de rénovation menés depuis 2012, l’esprit du lieu a été parfaitement conservé, et le parcours de Citéco invite à la déambulation dans ce véritable château. L’incroyable salle des coffres en sous-sol, entourée d’une douve et protégée par d’épais murs de béton, mérite à elle seule le détour.

  •     La Cité de l’Economie ouvre ses portes ce vendredi à Paris.
  •     Elle ambitionne de rendre l’économie plus ludique et plus attractive.
  •     Ses concepteurs affirment qu’elle respecte la pluralité des points de vue, même si certains détails pourront faire tiquer les visiteurs.

Du jeu au concept : Au milieu de ce décor imposant de 2.400 mètres carrés, Citéco a aménagé différents espaces thématiques : « Echanges », « Acteurs », « Marchés », « Instabilités », « Régulation », et « Trésors ». Ils permettent aux visiteurs de découvrir les multiples facettes de l’économie de manière très interactive. Un faux scanner d’aéroport (photo ci-dessous) permet par exemple de décortiquer un objet du quotidien et de connaître la provenance de ses composants : une manière d’illustrer concrètement les circuits du commerce international.


26/06/2019 La Russie se débarrasse de ses dollars pour acheter de l’or

Ces dernières années, la Russie, cinquième pays du monde pour la taille de ses réserves en devises internationales, a continuellement acheté de l’or. Elle a poursuivi cette pratique, préférant l’or au dollar, même lorsque le cours du métal précieux était en berne. Récemment, ce dernier est reparti à la hausse, et atteint désormais son plus haut niveau en six ans. La stratégie russe s’avère donc payante. Habituellement, le dollar est la devise de réserve préférée d’un grand nombre d’Etats, en raison de la rareté des actifs sûrs. Mais la Russie a montré qu’une autre option était possible, et qu’elle pouvait réduire ses réserves en dollars sans nuire à son économie. « Pour le moment, le pays compte peu d’adeptes, mais les achats d’or par les banques centrales sont en hausse », note Leonid Bershidsky de Bloomberg. Des sanctions américaines imprévisibles. l rappelle que la Russie a de bonnes raisons de limiter sa détention de dollars. Elle est en effet la cible de sanctions internationales depuis qu’elle a annexé l’Ukraine en 2014. Depuis, l’UE n’a pas durci ces sanctions, en revanche, les États-Unis l’ont fait. Le gouvernement russe et la Banque central russe jugent maintenant que les sanctions américaines dépendent bien davantage de la politique domestique américaine, que du comportement de la  Russie. Autrement dit, ces mesures sont imprévisibles, ce qui a motivé la banque centrale russe à réduire son exposition à ce risque, en diminuant de moitié la part du dollar dans ses réserves en devises. Parallèlement, elle a augmenté la proportion d’euro et de renminbi (yuan). ’année dernière, la Russie a acheté 274 tonnes d’or, ce qui a fait culminer ses réserves de métal jaune totales à 2 113 tonnes. En effet, le métal, qui est indépendant de tout Etat, ne présente pas de danger politique, et est donc idéal pour couvrir le rouble. Néanmoins, entre septembre 2017 et septembre 2018, la valeur totale de ces réserves s’est légèrement érodée, en raison de la dépréciation du métal. Mais depuis, son cours est reparti à la hausse. Cela signifie que le stock d’or russe a gagné 7 %, soit près de 7 milliards de dollars. Et si cette hausse des prix se poursuit, les réserves de métal précieux russes représenteront rapidement environ 20 % de l’ensemble des réserves internationales du pays. Cela implique qu’à ce moment-là, la Russie détiendra autant d’or que de dollars.

26/06/209 Le rallye de l'Or est-il terminé, ou le métal jaune peut encore monter plus haut?

Il y a quelques mois à peine, les investisseurs qui ne s'intéressaient pas à l'or regardaient à peine sa direction. Pendant la majeure partie du premier trimestre, le métal jaune est resté sur la touche, ne bougeant que de quelques centimes certains jours, le dollar devenant le refuge privilégié contre la guerre commerciale. Dire que l'or était «peu excitant» aurait été un euphémisme. Avance rapide jusqu’à cette semaine: l’or ne peut tout simplement pas cesser d’atteindre de nouveaux sommets, atteignant des sommets inégalés depuis 2013. Même après que le président de la Réserve fédérale américaine, James Powell a signalé mardi, qu’une baisse des taux en juillet n’était pas certaine, les lingots d’or n’ont pas été dissuadés. Après de brèves turbulences, les futures or américains du Comex ont enregistré pour la quatrième fois consécutive leur neuvième clôture positive en 11 jours. Les gestionnaires de fonds et les family offices qui n’avaient que peu d’intérêt pour l’or au début de l’année s’emparent maintenant du métal précieux.  L'or comptant, reflétant les transactions en lingots, a progressé de près de 10% sur un an. Presque tout cela provient du rallye de juin, le plus important depuis février 2016. Et les avoirs de SPDR Gold Trust (NYSE: GLD), le plus grand fonds négocié en bourse adossé à l’or au monde, ont enregistré la plus forte hausse en pourcentage depuis près de 11 ans vendredi. Un actif monstre : Qu'est-ce qui a soudainement fait de l'or un tel actif monstre?

Les analystes donnent une combinaison de raisons, à commencer par la réduction anticipée du taux de la Fed, qui pourrait intervenir dès juillet; la lutte incessante entre les tarifs douaniers américains et chinois, qui menace de faire basculer l’économie mondiale dans la récession; les représailles de l’Iran contre les sanctions de l’administration Trump ont transformé tout le golfe Persique en un foyer de peur. George Gero, analyste des métaux précieux chez RBC Wealth Management à New York, a déclaré à Investing.com: 

    «L’or continue de grimper de façon extraordinaire alors que les préoccupations économiques mondiales, les préoccupations politiques et la politique américaine sous-tendent de nombreuses offres d’acheteurs provenant de nombreux pays. Les coûts d'opportunité liés à l'achat d'or ont également réduit la résistance des acheteurs."     «Où que vous regardiez, de l'Amérique du Sud à la Chine et au Moyen-Orient, les États-Unis sont engagés dans des batailles politiques et vous avez besoin d'une protection pour cela. Vous avez également besoin d'une couverture contre le marché boursier. "

La nouvelle flambée de l’or - Par Le Parisien - Le 25 juin 2019 à 10h31

Les tensions géopolitiques et la situation économique incertaine dopent les cours de l’or qui retrouvent un plus haut depuis 2013.

Depuis début juin, le cours de l'or a progressé de 10 % pour atteindre un plus haut depuis 2013 à 1 248 euros (1 424 dollars) l'once. Un retour en force du métal jaune dopé par les tensions géopolitiques mais aussi en raison d'une situation économique incertaine où les taux d'intérêt sont au plus bas. Acheter de l'or quand les perspectives économiques sont incertaines comme actuellement avec la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine ou encore avec les tensions entre l'Iran et les Etats-Unis est considérée comme une valeur refuge par excellence. Plusieurs banques centrales préfèrent vendre de la monnaie américaine pour renforcer leur stock d'or. C'est le cas de la Russie qui a racheté 55 tonnes d'or rien qu'au premier trimestre de cette année. Même chose en Chine avec l'acquisition de 33 tonnes mais aussi de la Turquie, du Kazakhstan, de la Jordanie, du Qatar ou de l'Inde…

Des rendements comparables aux placements obligataires. D'autre part, pour les investisseurs en raison des taux d'intérêt bas voire négatif, les placements obligataires n'offrent plus de meilleurs rendements que l'or. Or, ce sont plus de 13 000 milliards de dollars d'obligations dont les rendements sont désormais devenus négatifs. Par ailleurs, la Banque fédérale américaine, la BCE ou encore la Banque du Japon ont toutes fait savoir ces derniers jours qu'elles étaient prêtes à prendre de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire. Les marchés attendent de la Fed une baisse d'au moins un quart voire d'un demi-point, lors de sa réunion des 30 et 31 juillet prochains. Dans ces conditions, certains analystes voient une hausse des cours de l'or jusqu'à 1 450 dollars l'once d'ici le 1er et le 2e trimestre 2020. En attendant, ce signal avec des investissements massifs pour le métal jaune est une mauvaise nouvelle pour l'économie, sauf pour les mines d'or. Ces achats d'or sont autant de sommes d'argent qui ne sont pas injectées dans l'économie directe.


Avec Mathieu Mucherie - Atlantico - 25/06/2019

Pourquoi l’envolée des cours de l’or en dit beaucoup plus sur le défaut de culture économique des marchés que sur l’état de l’économie mondiale

Alors que le prix de l'or est au plus haut depuis cinq ans, éclairage sur l'attrait qu'exerce toujours l'or, en dépit de toute logique.

Préjugé n°1 : l'or est une protection contre la future inflation.

Premièrement, il n'y a plus d'inflation ou en tout cas il y en a de moins en moins en Occident et dans une certaine mesure dans les pays émergents. Si on excepte deux ou trois pays (Argentine, Venezuela, Turquie à la rigueur), il n'y a aujourd'hui plus d'inflation. Même dans des pays traditionnellement inflationnistes comme l'Inde, la Russie ou le Brésil, ils sont aujourd'hui à 4% par an, chiffre qu'on avait dans les années 1980 quand on considérait que l'on avait vaincu l'hydre inflationniste. De plus, aujourd'hui nous avons des outils financiers pour se protéger contre l'inflation, contrairement aux années 1980. Outils imparfaits, certes, dont on peut toujours imaginer qu'ils explosent, mais on peut toujours avoir des protections plus fines, qui rapportent plus que l'or.

Par exemple, si jamais on était dans cette optique de scénario inflationniste, il y a aujourd'hui différentes techniques de protection contre l'inflation (les obligations indexées, mettre son argent sur des monnaies qui ne sont pas inflationnistes : yuan, franc suisse etc.) Il y a aujourd'hui une gamme de produits anti-inflation qui est extrêmement développée, justement parce que malheureusement on a cru pendant des années que l'inflation allait revenir. L'or a été démonétisé et ne protège plus. Des choses plus pratiques, moins chères d'accès et qui rapportent du coupon permettent de toutes façons de se protéger contre le scénario inflationniste.

Préjugé n°2 : il faut acheter de l'or en cas de scénario apocalyptique

Au contraire, dans un scénario de déflation grave, l'or n'est pas idéal : si on veut une grande réserve de valeur sur un petit espace, autant acheter des métaux et matières premières plus chers, plus aisément transportables et avec une réelle utilité que l'or. Ils sont plus facilement stockables. Et en cas de scénario apocalyptique, je préconiserais plutôt d'acheter des armes et un bunker.

Préjugé n°3 : l'or est utile parce que c'est un taux d'intérêt nul mais pas négatif, en termes réels.

Si l'on prend les dettes américaines, allemandes etc., on a un taux d'intérêt réel négatif (depuis plusieurs années) : il faudrait donc acheter de l'or pour éviter les taux réels négatifs.

Aujourd'hui, on peut se prémunir contre ce risque de taux négatif de différentes manières, en achetant par exemple des dettes qui sont, même en termes réels, en territoire positif : dettes souveraines de certains États, dettes d'entreprise (private equity etc.) Une pléthore d'instruments ont été créés et permettent d'avoir des rendements réels et positifs année après année, alors que l'or sera toujours à zéro : c'est sa seule promesse, il ne rapportera ni coupon ni dividende. Il ne surprend pas mais ne rapporte rien non plus. On a aujourd'hui encore la possibilité d'avoir des rendements positifs si on s'extrait de la zone euro ou si on accepte de prendre des risques sur des placements. Sur une longue période, l'or ne préserve pas le capital. C'est l'actif qui rapporte le moins : il y a une certaine volatilité, pas de calculs économiques possibles parce que les déterminants de l'achat et de la vente d'or changent dans le temps, et il y a une grande obscurité parce que, selon les défenseurs de l'or, les banques centrales sont obscures. On pensait que l'or était fini il y a quelques années : tout le monde s'y est intéressé en 2008, l'or a connu un pic en 2011 et n'a plus rien rapporté du tout par la suite. A chaque fois les calculs sur l'or sont déjoués, parce que les déterminants changent et parce qu'il y a beaucoup trop de spéculation. Beaucoup de risques et un rendement absolument nul : dans aucun calcul rendement-risque on ne peut mettre plus d'1% de son allocation sur l'or.

Il n'y a pas d'inflation, pas de boucle prix-salaire, pas d'effets de second tour, plus d'anticipations d'inflation au-dessus de 2%. On est en train de mourir à petit feu d'une japonisation très radicale : les salaires et la création monétaire sont encalminés, la banque centrale compense comme elle peut toujours trop peu, trop tard. Il n'y a pas d'inflation, pas de hausse des taux : c'est pourquoi il ne fallait pas acheter de l'or. Tous les grands prophètes de l'or disaient il y a dix ans que l'or allait quadrupler de valeur. Dix ans plus tard, on est au même niveau.

Sauf qu'entre temps, l'or n'a rapporté aucun dividende : l'or a fait moins bien que les pires indices boursiers. L'or est compliqué à détenir, volatile et malheureusement il n'y a pas de rendements. La magie des intérêts composés ne fonctionne pas sur l'or. Évidemment, comme ça ne finance pas la croissance, il n'y a pas triplement ou décuplement de la valeur. L'or est un anti-Gafam, anti-Amazon : on est certain de perdre de l'argent sur le long terme, parce qu'il faut intégrer le coût d'opportunité. Cela préserve de la valeur, mais c'est un manque à gagner colossal. Dans une stratégie d'allocation d'actifs à la marge pour un Vénézuélien ou Argentin et à condition de vouloir rester dans ces pays, alors l'or peut être intéressant.