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News du jour


22/10/2019 = Cours de l'or : vers un nouveau test de l’oblique

Le cours de l’or pourrait être volatil durant la séance avec des statistiques importantes prévues en Allemagne et aux Etats-Unis. Par ailleurs Mario Draghi fera sa dernière apparition en tant que président de la BCE à 14h30 et donnera la décision de politique monétaire en zone Euro. Graphiquement l’once pourrait tenter à nouveau de franchir la MM100 et l’oblique en direction de la moyenne mobile 200 périodes, voire en direction du seuil psychologique des 1500 dollars.


18/10/2019 = Maître Sylvie Teitgen, commissaire priseur : le cours de l'or augmente, quelle conséquence sur la vente de mes bijoux ?

L'envolée du cours de l'or, passé de 40.000 € le lingot (un kilo) en janvier à près de 44.000 € aujourd'hui, fait-elle le bonheur des vendeurs de bijoux et pièces en or ? Réponse de notre commissaire priseur Sylvie Teitgen.

Combien vaut l'or aujourd'hui ?43290 €  (au 19/10/2019) c’est la valeur du lingot si vous ne l’avez jamais sorti de la banque, s’il est toujours sous cellophane. Je suis installée depuis un moment à Nancy et je n'ai jamais vu un prix de l’or aussi élevé. Si vous le sortez il vaudra moins. Si vous le revendez, il y a une taxe sur les métaux précieux (lingots, pièce d’or) de 11,5%. J'ai fait une vente au Crédit Municipal avec beaucoup de choses en or, on a atteint, ce qui est énorme en vente publique, entre  20 et 25 € le gramme ! Et même pour l’or un peu plus titré, 22 carats, on a obtenu des 30 € du gramme.

Comment vendre sans risque ? Il y a deux façons : il y a toujours une salle des ventes près de chez vous. Vous allez voir votre commissaire-priseur qui va vous dire combien ça se vend aux enchères et qui va vous le vendre dans la plus grande transparence. L’autre solution, c'est d'aller au Crédit Municipal. Vous aurez une partie de l'argent tout de suite, après si vous le vendez, il faut trois mois, vous aurez le restant.


15/10/2019 = Or : la Chine achète des lingots à tour de bras (et ça va continuer !) 

A l’instar d’autres banques centrales des pays émergents, la Banque populaire de Chine a acheté pour 100 tonnes de lingots d’or sur un an. Une dynamique qui devrait se poursuivre, soutenant ainsi le cours de l’once sur la durée.

Les banques centrales des pays émergents constituent décidément un soutien structurel de poids au cours de l’or. Alors que la Banque nationale de Pologne (NBP) avait déjà fait sensation cet été en annonçant l’achat de 100 tonnes d’or en juin, la Banque Populaire de Chine (PBOC, banque centrale de l’Empire du Milieu) n’est pas en reste… Elle vient de dévoiler, à l’occasion de la publication de ses statistiques de réserves officielles, qu’elle détenait à fin septembre “1.948 tonnes de métal jaune, pour une valeur estimée à 93 milliards de dollars”, rapporte Laurent Schwartz, directeur du Comptoir National de l'Or, spécialiste de l’or d’investissement et de l’expertise de bijoux. Grâce à sa politique d’achats réguliers d’or, la banque centrale chinoise a ainsi franchi le seuil symbolique des 100 tonnes d’or achetées sur un an. Reste qu’en dépit de ces emplettes massives, "le métal jaune ne représentait à fin septembre que 2,9% des réserves de change de l’Empire du Milieu, qui atteignaient alors 3.204 milliards de dollars. Pékin souhaitant diversifier ses réserves, et en particulier réduire son exposition en dollar en période de guerre commerciale avec les Etats-Unis ( (un bras de fer qui a vocation à durer, au-delà du premier accord conclu dernièrement entre Washington et Pékin, NDLR), il reste donc une marge considérable pour poursuivre ou amplifier cette politique d’achat d’or", souligne Laurent Schwartz.

Par ailleurs, depuis la crise financière et économique de 2008-2009, les déficits budgétaires et la dette publique de nombreuses grandes puissancesse sont alourdis. Face à ces fondamentaux dégradés, “les banques centrales de pays émergents comme la Chine, habituées jusqu’alors à réinvestir l’accumulation de devises étrangères liée aux excédents commerciaux essentiellement en emprunts d’Etat de leurs principales contreparties commerciales (comme les Etats-Unis), se sont tournées vers l’or (qui présente l’intérêt de n’être la dette de personne et ne comporte ainsi pas de risque de défaut) afin de réduire le risque de contrepartie, c’est-à-dire le risque de défaut de certains des partenaires commerciaux”, expliquait à cet égard en avril dernier Benjamin Louvet, gérant matières premières chez OFI Asset Management.


05/10/2019 =  Ne ratez pas le train de la hausse de l’or !

Xerfi analyse le “retour fracassant depuis cet été” de l’or, dont le cours a franchi la barre des 1.500 dollars l’once à fin septembre. Au total, la hausse atteint donc 19% depuis le 1er janvier 2019, le métal jaune renouant avec son statut de valeur refuge... Durablement ? 

D’après Alexandre Mirlicourtois, le directeur des synthèses de Xerfi, nul doute que l’or a bel et bien retrouvé sa place privilégiée de valeur refuge depuis cet été, puisque son cours a même franchi les 1.500 dollars l’once à fin septembre. Une tendance qui semble partie pour durer si l’on en croit l’analyste qui y voit non pas “un simple accroc mais une véritable rupture de tendance”. Et si les prix s’envolent, notre expert assure que “ce n’est pas un problème d’offre : la production d’or mondiale est structurellement en hausse, les incidents de parcours sont rares et le plus souvent liés à des chocs exogènes ultra-violents”, à l’instar des deux Guerres mondiales ou du rejet des accords de Bretton Woods. A l’en croire, il ne s’agit donc pas d’un problème de production mais bien de demande.

Mais pas n’importe laquelle ! Pour Alexandre Mirlicourtois, c’est “la demande des banques centrales et celle dite d’investissement” qui font le plus flamber le cours de l’or. L’expert le rappelle, “cela fait des mois qu’elles achètent massivement et sans relâche de l’or”. Et parmi les banques les plus actives, on trouve “la banque centrale russe, avec un objectif très clair : dé-dollariser ses réserves”, estime le directeur des synthèses de Xerfi. Ce ne sont d’ailleurs pas les seules, constate l’expert. “La Chine, la Turquie, l’Inde et plus récemment la Hongrie ou la Pologne montrent la même volonté de moins dépendre de la devise américaine”, souligne-t-il. Pour en savoir plus sur l’évolution du cours de l’or,


02/10/2019 = Attention à la flambée du cours de l'OR !

L'or a fait un retour fracassant cet été, pour finalement s'installer au-dessus de la barre des 1 500 dollars l'once fin septembre, si bien que la hausse atteint désormais 19% depuis le 1er janvier 2019. Ce n'est plus un simple accroc, mais une véritable rupture de tendance. Si les prix s'emballent, ce n'est pas un problème d'offre : la production d'or mondiale est structurellement en hausse, les incidents de parcours sont rares et le plus souvent liés à des chocs exogènes ultra-violents : la 1er guerre mondiale a fait baisser la production d'or mondiale pendant 7 ans, la seconde pendant 5 ans. Quant à l'abandon des accords de Bretton Woods au début des années 70, il a été suivi par des ventes massives d'or des banques centrales, ce qui a entraîné un recul de l'offre pendant 5 ans aussi.

Bien entendu, rien de tel aujourd'hui : il sort des mines des quantités d'or record sans parler de l'apport de la filière recyclage qui représente 40% de l'offre mondiale. C'est donc la demande qui bouscule actuellement le marché. Encore faut-il séparer le bon grain de l'ivraie. Il faut tout de suite évacuer le débouché principal. La joaillerie, et ses 52% de parts de marché, est hors de cause : alimentée à tour de rôle par les bijoutiers chinois et indiens, les évolutions sont de faible ampleur depuis plusieurs années maintenant et sans réelle tendance. Idem, la demande en provenance de l'industrie (essentiellement de la filière électronique) demeure très flat. Reste donc la demande des banques centrales et celle dite d'investissement. En toile de fond, il y a d'abord les banques centrales. Cela fait des mois et des mois qu'elles achètent massivement et sans relâche de l'or.  À 652 tonnes d'achats en 2018, jamais les volumes n'avaient été aussi élevés depuis la fin des accords de Bretton Woods et la fin de la convertibilité du dollar en or. Parmi les banques les plus actives, la banque centrale russe, avec un objectif très clair : « dé-dolariser » ses réserves. C'est sans appel : la quasi-totalité des 274 tonnes d'achats réalisées par la Russie en 2018 a été financée par la vente presque totale de son portefeuille de bons du Trésor américain. Ce n'est pas une exception, la Chine, la Turquie, l'Inde et plus récemment la Hongrie ou la Pologne montrent la même volonté de moins dépendre de la devise américaine. L'or récupère son statut de valeur refuge

C'est ce qui a redonné à l'or son statut de valeur refuge. Si le vase était déjà bien rempli, fallait-il encore « la » goutte d'eau pour le faire déborder. Elle est venue cet été de la demande d'investissement : qu'elle soit directement liée à l'achat d'or physique (lingots, pièces de monnaie, médailles) ou via des fonds indiciels cotés, adossés au métal jaune. C'est la peur, le véritable moteur. Peur notamment des conséquences de la guerre commerciale sino-américaine sur la croissance mondiale. Ajoutez à cela les tensions géopolitiques dans le Golfe persique entre l'Iran et les États-Unis, un Brexit compliqué, une Allemagne au bord de la récession, le cocktail est détonnant pour faire basculer les marchés vers l'or avec une dose de spéculation en plus. Le dernier gros coup de pouce vient, c'est incontestable, des taux d'intérêt réels négatifs, le taux américain à 10 ans étant passé sous le taux d'inflation.

C'est même une véritable aubaine pour les acheteurs d'or. Car l'aspect le plus négatif du métal jaune - le fait qu'il n'offre aucun rendement - se transforme en un attrait pur et simple lorsque les valeurs refuges concurrentes, comme les obligations, portent des rendements négatifs. La barre des 1 000 dollars l'once a ainsi été approchée pour la première fois courant 2008-2009, période où les taux d'intérêt réels étaient négatifs et le record absolu à 1 813 dollars l'once a été atteint en aout 2011 nouvelle période de taux réels négatifs. Les moteurs de la hausse de l'or ne devraient donc pas s'enrayer de sitôt, l'environnement de taux d'intérêt bas étant là pour durer et les craintes sur la croissance ne faisant que se renforcer. La recherche de valeur refuge qui en résulte restera donc d'actualité en 2020.


29/09/2019 = Plus de 90 tonnes d'or prélevées sur les morts dans les crématoriums chaque année

Une collecte qui provient principalement des dents et des bijoux des défunts et qui sert au recyclage et  à la non-pollution des sols. Des déchets qui peuvent rapporter gros. La ruée vers l'or se fait aussi sur les morts. Une fois incinérés, les corps peuvent laisser quelques restes. Des sociétés spécialisées sont ainsi chargées d'extraire l'or et autres métaux issus des fours des crématoriums. C'est ainsi que 852 grammes d'or, l'équivalent d'un lingot d'or, ont ainsi pu être récupérés dans un établissement marseillais le crématorium Saint-Pierre juste pour l'année 2018 (d'une valeur de 29 000 euros). Et le chiffre s'élève à 90 tonnes pour l'ensemble du territoire français. 

Une collecte bien juteuse qui sert à recycler les métaux : précieux comme l'or mais aussi semi-précieux. Les résidus métalliques du corps sont filtrés séparément du reste. En effet, les dents et les bijoux présents sur les corps fondent dans le four du crématorium. Afin de récupérer ce précieux métal, des sociétés se sont spécialisées dans ce marché bien précis.

"Avant ça partait on ne sait pas trop où. C’était le Far-West". "Avant ça partait on ne sait pas trop où. C’était le Far-West. Au mieux, c’est le ferrailleur du coin qui passait", a souligné un professionnel à La Marseillaise. Aujourd'hui c'est un marché. Ce prélèvement se fait avant que la dépouille ou plutôt les restes de la dépouille soit rendue aux proches du défunt. C'est une pratique qui est en cours dans la plupart des incinérateurs de France pour éviter la pollution des sols par les différents métaux. Et sans que ceux qui récupèrent l'urne ne soient informés. Une moyenne de 2,2 g d'or par corps. 

Le métal servirait par la suite à l'aéronautique ou à l'électroménager. Il est revalorisé. Chaque cadavre contiendrait en moyenne 2,2 grammes d’or. Et avec le taux de crémation qui a franchi la barre des 30 % en France, en fin d'année les bénéfices de ce recyclage vont rapporter gros.


26/09/2019 = UBS s’attend à une flambée de l’or en 2020 et 2021

UBS relève ses prévisions pour les cours de l’or en 2020 et 2021. L'or a signé un beau parcours depuis un an. Et ce n'est pas fini, selon UBS. Les vues haussières sur l'or sont de plus en plus répandues parmi les investisseurs, constate le géant bancaire helvétique. Le métal jaune profite d’un environnement caractérisé par des taux réels négatifs ou appelés à baisser, un ralentissement de la croissance économique mondiale et une incertitude renforcée. Dans ce contexte, UBS augmente sa prévision de prix moyen pour 2020 de 1.550 dollars l’once à 1.600 dollars. Le bureau d’études relève également ses prévisions moyennes pour 2021, qui passent de 1.600 à 1.650 dollars l’once. En fin d’après-midi, l’once d’or progresse de 0,27% à 1.516,40 dollars. Certaines banques comme Citigroup, sont encore plus optimistes. Selon l'établissement, le métal jaune pourrait même dépasser le pic historique de 2011 (1.921 dollars l’once) et franchir le cap psychologique de 2.000 dollars d’ici un ou deux ans. "Citigroup, une des plus grosses banques d’affaires du monde, rejoint une longue liste d’institutions et de gérants de fonds positifs sur le métal jaune. Nous avions parlé récemment de UBS, de Bank of America et Goldman Sachs. Mais nous pouvons également ajouter Blackrock, le plus gros gérant de fonds du monde (6.000 milliards de dollars sous gestion) : son chef de l’investissement sectoriel a récemment affirmé dans une interview son intérêt pour les métaux précieux et l’or en particulier", rapportait dernièrement Laurent Schwartz, directeur du Comptoir National de l'Or.


25/09/2019 = Or : cinq conseils pour bien investir aujourd'hui

Avec le rebond du cours du métal jaune, il est tentant de regarnir son bas de laine. Encore faut-il ne pas foncer tête baissée. Précautions à prendre pour acheter de l'or en limitant les risques. Placement tangible synonyme de richesse, l'or rassure les Français inquiets par la conjoncture mondiale et les incertitudes géopolitiques. Mais ce n'est pas une raison pour foncer tête baissée. Comme pour un placement en Bourse ou dans la pierre, un investissement or se prépare. Minutieusement. Conseil n° 1 : privilégiez l'or physique : Seul l'or physique permet de profiter totalement des attributs de l'or comme valeur refuge. Avec l'or papier, vous avez toujours un risque lié à l'émetteur du produit qui peut faire faillite. Bien sûr, avant de passer à l'acte, il convient de choisir un intermédiaire fiable, présentant les meilleures garanties de sécurité et de transparence.

Conseil n°2 : adressez-vous à votre banque : Toutes les banques assurent le service de l'or même si elles n'en font pas la promotion et que les conseillers ne sont pas forcément au courant. C'est souvent le service titres qui en a la charge. La Banque postale est historiquement le seul grand réseau qui ne rend pas ce service. Elle ne propose «que» les pièces de la Monnaie de Paris, à la fois commémoratives et d'or d'investissement. Alternative : les officines de la rue Vivienne à Paris.

Conseil n° 3 : achetez des pièces d'or dites d'investissement, qui sont exonérées de TVA. Le code général des impôts (article 298 sexdecies A) précise

 

24/09/2019 = Or, argent, platine, palladium : une conjoncture des plus

TRIBUNE LIBRE. Benjamin Louvet, gérant matières premières chez OFI Asset Management.

Les taux négatifs profitent fortement aux métaux précieux. L'or est au plus haut depuis 6 ans. Le palladium dépasse régulièrement de nouveaux records. Et cela n'est pas près de s'arrêter. Sur les marchés financiers, l'or évolue toujours à contre-courant des taux d'intérêt réels. Lorsque ces derniers baissent, l'or monte, et inversement. C'est donc sans surprise que le métal jaune a profité du récent plongeon des taux en territoire négatif pour dépasser 1.500 dollars l'once. Ce constat est logique : bien que l'or n'offre «rien» (pas de coupon ou de dividende), cet investissement reste plus intéressant que les actifs rapportant « moins que rien » (obligations à taux négatifs). L'once d'or conserve par ailleurs un intéressant potentiel de progression dans l'actuel contexte de guerre commerciale entre la Chine et les états-Unis, qui devrait pousser la Fed à abaisser encore ses taux directeurs dans les prochains mois. Pour cette raison, les taux réels vont continuer à plonger dans l'ensemble des économies développées et leur remontée n'est pas pour tout de suite. Les Banques Centrales sont en effet obligées de maintenir des taux bas pour permettre le refinancement à bas coût des dettes souveraines qui deviendraient sinon insoutenables. En parallèle, les mêmes banques centrales augmentent leurs stocks d'or physique : ensemble, elles ont acheté plus de 650 tonnes d'or en 2018, un record depuis cinq décennies. L'année 2019 est même bien partie pour établir un nouveau record. Argent, platine, palladium : des métaux tout aussi appréciables : Dans la catégorie des métaux précieux, d'autres actifs méritent également d'être pris en considération. L'argent est historiquement corrélé à l'or, mais a connu une désaffection des investisseurs ces dernières années à cause d'une situation de surproduction. Celle-ci laisse désormais place à un effet de rattrapage : au cours du mois dernier, l'argent a enregistré une performance supérieure à celle de l'or et son potentiel est loin d'être épuisé.

Le platine a quant à lui connu un parcours difficile au cours des dernières années. Ce métal, utilisé dans les pots catalytiques de moteurs diesel, a souffert des scandales du «dieselgate» qui ont provoqué une baisse de la demande. La surproduction de platine va néanmoins être réduite grâce à la fermeture prévue de plusieurs mines. Les perspectives sont désormais positives même si le platine ne devrait pas s'envoler immédiatement sur les marchés. Enfin, le palladium a connu un chemin inverse à celui du platine. Ce métal, utilisé dans la fabrication de pots catalytiques de moteurs à essence, a au contraire profité du «dieselgate» en bondissant de plus de 100% sur les trois dernières années. Le palladium, dépassant régulièrement de nouveaux sommets, a atteint son dernier record en juillet 2019 à 1.600 dollars l'once. La demande pour ce métal continue d'augmenter alors que la production stagne. On notera que les cours du palladium et du platine restent liés au dynamisme du secteur automobile. Or, l'actuel repli des ventes de voitures en Chine est déjà largement intégré sur les marchés, ce qui devrait permettre de réduire considérablement le potentiel baissier sur ces métaux. En somme, les métaux précieux bénéficient d'une conjoncture des plus favorables tout en offrant une bonne visibilité pour les années à venir. Les taux réels resteront d'autant plus bas en Europe que les principaux états membres s'apprêtent à desserrer quelque peu les vannes des dépenses budgétaires, ce qui devrait se traduire par un peu plus d'inflation à l'avenir. En l'absence d'évolution des taux nominaux, les taux réels plongeront encore davantage en territoire négatif, ce qui devrait profiter aux investisseurs exposés aux métaux précieux.


23/09/2019 = Bordeaux : Record mondial pour une monnaie royale en or vendue 288.000 euros

Il s’agit là probablement de la plus rare monnaie d’or royale française, d’une insigne rareté selon les numismates avertis. Une monnaie royale de quatre louis en or de l’atelier de Paris, frappée en 1640 pour Louis XIII, a été vendue 288.000 euros aux enchères à Bordeaux vendredi, vient d’annoncer la maison de vente Briscadieu. Ce lot avait été estimé à 70.000 euros. Il s’agit « d’un record mondial pour une monnaie de plaisir », indique la maison de vente. La Maison Briscadieu dispersait vendredi la collection exceptionnelle « d’un amateur éclairé de la région bordelaise », aujourd'hui décédé. La collection était constituée d’un ensemble de monnaies d’or royales françaises, allant du XIIe au XVIIIe siècle. Cette monnaie d'or royale qui s’est envolée durant les enchères, était le lot le plus attendu des collectionneurs, car elle a été frappée en faible quantité, et seulement sept exemplaires sont référencés à ce jour. Ces grandes monnaies, appelés aussi monnaies de plaisir, servaient aux tables de jeux du Roi, ou à récompenser des personnalités. Les pièces représentent la tête de profil de Louis XIII (1601-1643) et une croix avec fleurs de lys à son revers.


22/09/2019 = Pourquoi l'or pourrait battre son record historique

L’once d’or va-t-elle passer la barre des 2 000 dollars ? Les analystes de Citigroup y croient, alors que se conjuguent plusieurs facteurs haussiers pour la valeur refuge par excellence. La banque new-yorkaise affirme que l’or pourrait percer dans les deux ans son plafond historique, établi en septembre 2011 à 1 921 dollars l’once. Depuis le début de l’année, le métal jaune a déjà vu progresser son cours de 17 %, porté à la fois par des craintes pour la croissance internationale – sur fond de guerre commerciale entre les géants américain et chinois –, qui poussent les investisseurs à préférer l’or aux actions, et par une frénésie de stockage dans les banques centrales. À la fin 2018, les réserves françaises s’élevaient à 80 milliards d’euros (2 436 tonnes). Celles de la Russie avoisinent 100 milliards de dollars, un peu au-dessus de celles de la Chine. Les banques centrales accumulent ces lingots notamment pour "dé-dollariser" les réserves qui servent à soutenir leurs monnaies en cas de ralentissement. Résultat, elles ont acheté plus d’or en 2019 qu’au cours des neuf?dernières années. Historiquement, le cours de l’or est resté très stable (sous les 50 dollars l’once), jusqu’à ce que la convertibilité des devises en or soit restreinte au dollar, puis abandonnée par ce dernier en 1971. La volatilité du métal est donc directement liée à la fin de la "relique barbare", dans laquelle Keynes dénonçait non pas l’or, mais l’étalon-or comme contrepartie des devises.


20/09/2019 = Le bond des prix de l'or entraîne une nouvelle ruée 

Après des années de marasme, l'or a retrouvé ses lettres de noblesse sur fond d'instabilité géopolitique. Banques centrales, investisseurs et groupes miniers tirent profit de l'ascension des prix du métal précieux, au plus haut depuis six ans. Certains fonds rivalisent désormais avec les réserves d'or des plus grandes banques centrales.

25.000 dollars. C'est le prix que l'once d'or - soit 31 grammes - pourrait atteindre dans… 30 ans. En lâchant cette remarque, le Canadien Pierre Lassonde a fait rêver l'assemblée du Denver Gold Forum, grand rendez-vous mondial des professionnels du métal précieux avec les investisseurs. Certes, il s'agit du pic de la très large fourchette des estimations de cette  grande figure de l'industrie aurifère- qu'il tire de modèles basés sur des moyennes et des taux de croissance historiques. Mais il reflète bien l'enthousiasme retrouvé ces derniers mois par les acteurs du secteur, dont les actions ont d'ailleurs grimpé en Bourse. « C'est assurément une bonne période pour être un producteur d'or », a confirmé le patron d'Alacer Gold lors de sa conférence, comme le rapporte S&P Global Market Intelligence. Beaucoup n'avaient pas enregistré de telles marges depuis des années.

Sur les marchés, le métal précieux a pris près de 20 % depuis janvier. L'année n'est pas terminée mais l'or n'avait pas autant progressé depuis près d'une décennie. A plus de 1.500 dollars, il est désormais au plus haut depuis 2013 (touché au début du mois de septembre). Si les anticipations de prix à long terme sont élevées, les analystes sont nombreux désormais à le voir aussi continuer à monter à court terme. Chez Citigroup, on parie même sur un nouveau record historique, à 2.000 dollars, d'ici à deux ans. Avec,  en toile de fond , une croissance économique mondiale qui inquiète, un commerce international mis à mal par la guerre des droits de douane, et une entrée dans l'ère des taux négatifs. Après des années de marasme, ce contexte géopolitique instable a redonné ses lettres de noblesse à l'or « refuge ». Et déclenché une nouvelle ruée.

En Russie, plus de 100 milliards de dollars d'or

D'abord, celle des banques centrales. Depuis des mois, elles achètent sans relâche. Au Denver Gold Forum, l'analyste de Standard Chartered, Suki Cooper, a estimé que celles-ci devraient amasser encore « au moins » 500 tonnes cette année et en 2020. C'est moins que les 651 tonnes de 2018, mais le rythme reste impressionnant. En août, la Turquie, le Qatar et le Kirghizistan ont augmenté leurs réserves et, pour les deux derniers, à un niveau record. La Chine a mis la main sur près de 100 tonnes en neuf mois. Pour se diversifier des actifs américains, la Russie poursuit elle aussi ses achats d'or : la valeur de ses réserves d'or a bondi de 42 % sur l'année écoulée et dépasse nettement les 100 milliards de dollars.

Le retour des investisseurs

Ensuite, depuis la mi-juin, le changement est notable sur les marchés à terme. Les investisseurs sont de retour après avoir boudé l'or depuis longtemps. S'ils ne se jettent pas sur les pièces et les lingots, contrats « futures » et « forward », options et fonds indiciels cotés adossés au métal (ETP pour « exchange traded product »), leur font à nouveau de l'oeil. Les 110 fonds de ce genre qui existent aujourd'hui renferment, ensemble, environ 2.600 tonnes d'or, évaluées à 120 milliards de dollars, selon JP Morgan. « Avec des actifs sous gestion à ce niveau, ces fonds indiciels rivalisent désormais avec les réserves d'or de certaines des plus grandes banques centrales, en se plaçant juste derrière les Etats-Unis (8.133 tonnes), l'Allemagne et le FMI, mais au-dessus de l'Italie et de la France (2.436 tonnes) », compare la banque dans une note récente.


19/09/2019 = Quand l’or joue son rôle de valeur refuge

Dans un contexte de baisse des taux d’intérêt, les cours du métal jaune bondissent de plus de 17 % depuis janvier. L’once flirte avec les 1 500 dollars.

L’or est brutalement sorti de sa torpeur cet été pour dépasser les 1 500 dollars (1 351,40 euros) l’once à la fin août, un niveau qu’il n’avait plus atteint depuis avril 2013. La hausse atteint (au 19 septembre) désormais 17,08 % depuis le 1er janvier. Le coup de chaud provoqué en Bourse par des attaques de drones le 14 septembre contre des installations pétrolières saoudiennes n’a pas eu de répercussions sur le marché de l’or, où les prises de bénéfices l’ont emporté au cours des dernières séances. Pour l’instant, le métal jaune reste encore loin de son record historique de 1 921 dollars l’once atteint en septembre 2011. Mais la hausse est solide, en particulier pour les investisseurs européens qui bénéficient de la force actuelle du dollar par rapport à l’euro. Ainsi, le prix du lingot d’or est passé de 35 990 euros au 31 décembre 2018 à 43 100 euros au 17 septembre, soit une hausse de près de 19,80 %.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Comment financer ses études : « L’or a battu son record historique de 2012 en euros. Cela a créé un fort regain d’intérêt des épargnants français pour l’or physique puisque nos ventes ont augmenté de 55 % par rapport à 2018 », précise François de Lassus, directeur de la communication de CPoR Devises, société spécialisée dans l’achat et la vente d’or pour les banques. Le catalyseur de l’euphorie récente est à chercher du côté des taux d’intérêt. « La forte contraction des taux d’intérêt nominaux et des taux réels, c’est-à-dire corrigés de l’inflation, a joué un rôle majeur dans l’envolée des cours. Le phénomène s’est accéléré cet été puisque les taux des emprunts d’Etat sont même passés en territoire négatif dans un certain nombre de pays », explique Arnaud du Plessis, gérant spécialisé sur l’or et les ressources naturelles chez CPR AM.


18/09/2019 = Quels sont les risques d'investir dans l'or ?

L'or est perçu comme la «valeur refuge» suprême mais il ne s'agit pas d'un actif sans risque. Il ne rapporte aucun rendement (pas de dividende ou coupon) et son prix peut fortement varier en fonction des évolutions géopolitiques, de la parité du dollar, des achats des banques centrales, des mouvements de taux d'intérêt, de la spéculation etc.

Depuis 1978, avec la fin des accords de Bretton Woods et l’abandon de la convertibilité officielle du dollar, le cours de l’or n’a pas été un long fleuve tranquille. Après le second choc pétrolier puis l’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques fin 1979, l’or a grimpé jusqu’à un sommet de 850 dollars l’once le 21 janvier 1980 pour chuter à 400 dollars en quelques mois et poursuivre sa baisse ensuite pendant vingt ans. Pour enrayer la peur de l’inflation, propice à une hausse des cours du métal jaune, Paul Volcker, alors président de la Réserve fédérale américaine (Fed) engagea une lutte sans merci contre la hausse des prix. Le 20 juillet 1999, l’once d’or ne se négociait plus qu’à 252,8 dollars. Les investisseurs qui ont investi le métal précieux durant l’hiver 1979-80 ont dû attendre 2006 pour revoir le cours de 850 dollars. Mais entre-temps, le billet vert s’était déprécié et en dollars constants, ils n’ont jamais retrouvé leur mise. Même si son cours s’est multiplié par sept entre son point bas de 1999 et son point haut de 2011 à 1.920 dollars à New York le 5 septembre 2011, son dernier record. Les risques géopolitiques : La peur d’évènements extrêmes revient régulièrement redorer le blason de l’or et rappeler sa valeur refuge. En 2019, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les troubles politiques à Honk Kong, la perspective d’un Brexit dur, la crise italienne, la reprise en main du Cachemire par l’Inde, la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine ont précipité les achats. Ils s’amplifieraient certainement en cas de déflagration au Moyen-Orient, à Honk Kong, en Corée, au Cachemire. Des baisses plus rapides que les hausses : Les cycles de hausse du métal précieux durent en moyenne six ans et ceux de baisse moins de quatre ans. «Après son point haut de 2011, l’or a perdu près de 45% de sa valeur, et les mines aurifères 80% en 45 mois» rappelle Alain Corbani, gérant du fonds minier Global Gold and Precious chez Finance SA. L’actuel cycle de hausse a débuté en 2016. Il resterait donc trois ans pour investir. Les fins de cycle économiques sont plutôt favorables à l’or en général. Mais mieux vaut surveiller la psychologie des marchés financiers. La spéculation surprise : La spéculation des investisseurs financiers entretient la volatilité des cours et peut surprendre. À la hausse comme à la baisse. Les investisseurs ont le choix entre les actions, qui offrent un dividende, les obligations, qui rapportent un coupon

, et l'or, qui ne rapporte rien (sauf les mines). À certains moments comme aujourd’hui ils cherchent des actifs de diversification, le reste du temps ils négligent l’or à cause de son coût de détention. La politique de taux : «L'élément le plus important pour anticiper la variation des cours de l'or est l'évolution des taux réels (taux nominaux moins inflation) aux États-Unis», affirme Benjamin Louvet, gérant matières premières chez Ofi Asset Management. À présent les taux réels à dix ans sur les emprunts de l’État américain sont réduits à 0,15% au lieu de 1,16% en novembre 2018. «Si les taux réels grimpaient, l'or perdrait son attrait» avertit Benjamin Louvet. Mais alors le paiement des intérêts de la dette risquerait de devenir insoutenable. Ce qui milite pour un maintien des taux bas. Les banques centrales : Par leurs ventes ou leurs achats, les banques centrales influent plus sur les cours de l’or que l’industrie ou la joaillerie dont la demande est relativement sensible aux prix.

Jusqu’en 2000, c’étaient les banques centrales riches des pays développés qui pesaient sur les cours en se délestant de cette « relique barbare » improductive. À présent ce sont celles des pays émergents qui achètent pour diversifier leurs avoirs et réduire le poids du dollar comme monnaie de réserve. Mais elles peuvent les cesser à tout moment. Le risque de change : Le particulier européen est aussi exposé au risque de change (à moins d’investir dans un fonds ou un certificat couvert contre une baisse du dollar). En effet, les cours de l’or sont libellés en dollars et ont tendance à s’ajuster à la baisse quand la devise américaine s’apprécie, et à la hausse dans le cas contraire. «La situation est différente cette année puisqu’à la fois le dollar US et les cours de l’or se sont appréciés, une situation déjà observée entre 2008 et 2010, qui fût très favorable au marché de l’or» rappelle Arnaud du Plessis, gérant actions thématiques chez CPR AM. Raison pour laquelle l'or en euros a battu son plus haut historique du 1er octobre 2012 à 1.377,49 euros et atteint jusqu'à 1.412,27 euros le 3 septembre 2019. À présent si Donald Trump fait pression pour baisser les taux c’est, entre autres, pour affaiblir le billet vert et gagner en compétitivité. L'investisseur européen peut donc envisager de se couvrir contre le risque de change. À long terme une couverture pèse sur votre performance, mais à court terme elle peut vous protéger. Les risques des pièces et lingots : Les pièces peuvent réserver de mauvaises surprises à la revente. Car leur prix peut être affecté par une éraflure. Il arrive que les expertises diffèrent. Les lingots y sont moins sensibles (autour de 44.000 euros quand même). Attention, à l’achat les lingotins de plus petite taille peuvent présenter une surcote liée à leur coût de fabrication.

Deuxième risque pour les pièces : la prime et la décote. Quand l’or s’envole, les pièces peuvent se négocier au-dessus de leur valeur en or. Cette prime a atteint 30% en 2008. Inversement quand le métal flanche, les pièces accentuent la chute, se négociant même sous leur valeur de fonte. À 255,10 euros le 10 septembre 2019, le napoléon, collait à sa valeur or (255,40 euros). Il contient 5,806 grammes d’or fin ; sachant qu’une once pèse 31,1035 grammes et que l’once se négociait 1.509,80 dollars (1.368,48 euros) ce 10 septembre. Sans oublier les risques liés à leur conservation. Les risques de l’or papier

Le particulier peut acheter de l’or papier sous diverses formes d’OPC (organismes de placements collectifs) : certificats, trackers et fonds (ou Sicav). Les certificats sont des obligations investies sur les marchés à terme. Elles présentent des risques de contrepartie. Il faut choisir un émetteur sûr. Les trackers ou ETP sont gagés sur de l’or en barre placé dans des banques, c’est une garantie et ils suivent de plus près les cours au jour le jour que les certificats qui présentent plus d’écarts car ils reflètent les prix à terme. Il existe encore des fonds indiciels investis en futures sur plusieurs métaux précieux (pour répondre aux obligations de diversification des actifs) et qui reflètent aussi les prix à terme. Ou encore les sicav d’actions minières dont les variations multiplient par deux celles de l’or. Certains de ces produits sont couverts du risque de change.


17/09/2019 = L’OR

L'or est partout autour de nous, dans le sol, les fleuves, les océans et même dans les égouts ! L'étude réalisée par l’Institut suisse de recherche sur l’eau rendue publique le 19 octobre 2017 évaluait la quantité de métaux précieux après avoir analysé l'eau provenant de 64 stations d'épuration, à trois tonnes d’argent et à quarante-trois kilos d’or par an soit une somme représentant une valeur de 2,6 millions d’euros. Ce métal marque notre quotidien : voix d'or, noces d'or, règle d'or, livres d'or, pour tout l'or du monde, etc. L'or fascine, en posséder symbolise : la puissance, le luxe, la richesse, mais peut aussi être source de malheurs, de drames ou conduire à la folie. Le roi Midas qui avait demandé à Dionysos, fils de Zeus, la faculté de transformer en or tout ce qu'il touchait, le regretta dès qu'il porta un morceau de pain à sa bouche, celui-ci se transforma en or. Pourquoi cet attrait pour l'or ? L'aurum (symbole chimique Au) des Latins est un métal neutre et brillant pratiquement indestructible et inaltérable qui se laisse facilement couler (point de fusion 1064°) et façonner (dureté 2,5 à 3) pour en faire des pièces de monnaie, des bijoux, des lingots, et embellir tout ce qu'il pare. Une trentaine de grammes d'or peut être laminé pour former un fil de 0.2 millimètre d'une longueur de cinq kilomètres ! Six kilogrammes du précieux métal ont suffi pour en revêtir le dôme des Invalides d'une fine pellicule (10 grammes peuvent donner une feuille de 3,5 m²). Associé au cuivre il devient rouge, à l'argent, jaunâtre, au palladium, l'or blanc, et à l'aluminium il donne l'or violet. Tout l'or extrait depuis sa découverte, environ cent mille tonnes, correspond à un cube de 17 mètres de côté qui tiendrait sous l'Arc de Triomphe ! L'or, poids spécifique 19,32 grammes au centimètre cube, présente une forte valeur sous un faible volume, une boîte à chaussures peut contenir une cinquantaine de kilogrammes de métal précieux.

L'or allait conduire à de nombreuses applications. En 1908, le prix Nobel de médecine fut attribué à Paul Ehrlich pour l'utilisation de sels d'or dans un traitement contre la tuberculose. Soixante pour-cent de l'or extrait est utilisé pour faire des bijoux, 20 % pour battre monnaie, 9 % dans l'électronique (conductibilité électrique et thermique), l'optique (les vitres des cockpits sont recouvertes d'une pellicule d'or de cinq millionièmes de millimètre), et pour sa biocompatibilité dans : la dentisterie, la chirurgie, l'acupuncture. Aux États-Unis, des chercheurs expérimentent des traitements anticancéreux par photothermie, thérapie qui consiste à échauffer localement les tumeurs « tapissées » de nanoparticules d'or. Leur taille, cent fois plus petite que les cellules, leur permet de circuler librement dans le système sanguin et de pénétrer à l'intérieur de la tumeur où elles se concentrent. Autres essais en cours dans les cancers de la tête et du cou, la vectorisation, cette technique fait appel aux nanoparticules pour y libérer des molécules pharmacologiques après avoir atteint les cellules cancéreuses ciblées ! L'homme extrait l'or depuis la haute antiquité. L'or, symbole d'immortalité chez les Égyptiens, fut longtemps réservé aux rois et aux grands prêtres. L'attrait pour ce métal précieux allait conduire les Romains à envahir la Transylvanie (Hongrie et Roumanie) pour se l'approprier au titre de trésor de guerre..., et pousser Jules César à envahir la Gaule pour faire main-basse sur l'or extrait par les Gaulois des filons et des alluvions aurifères des Pyrénées et du Massif central notamment, pour financer ses campagnes militaires. Après la capture de Vercingétorix, chacun des cinquante mille légionnaires romains reçut deux cents pièces d'or, et la Gaule fut contrainte de verser plusieurs dizaines de millions de sesterces d'or par an !

Les grands explorateurs, Marco Polo, Colomb, Cortes, Cabral, suivirent la route de l'or, et Pizarro allait piller les Aztèques dont une de leurs légendes disait qu'un homme dieu-roi poudré d'or de la tête aux pieds avait pour habitude d'offrir ses joyaux dans un lac sacré, l'eldorado (le doré). Les conquistadors massacrèrent deux millions d'hommes pour une vingtaine de tonnes d'or ! L'appât de richesses allait pousser l'Angleterre à lancer leur flibustier Sir Francis Drake s'approprier les trésors transportés par les flottes espagnoles ou portugaises. Si l'abondance de l'or allait permettre aux Espagnols de pouvoir tout s'offrir et ne plus rien fabriquer, leur économie allait en pâtir. Ses sujets paieront de plus en plus cher les produits qu'ils ne cultivent pas ni ne fabriquent, et l'Espagne ne parviendra pas à combler son retard. En 1557, l'Espagne se déclara en banqueroute, ni les compagnies commerciales, ni les armateurs ne purent rembourser leurs prêts auprès de la banque d'Anvers ! L'or en trop grande quantité avait fini par écrouler les marchés du précieux métal. Une hausse des matières premières et des produits manufacturés s'en suivie et allait atteindre le royaume de France. Le rêve de l'eldorado pris fin en 1650. Les alchimistes ont tenté pendant des siècles de transformer un vil métal en or sans y parvenir, mais leurs travaux ont contribué à fonder la chimie moderne (la classification périodique date de 1869). C'est en cherchant à fixer le mercure qui a la propriété de dissoudre l'or, que le moine Konstantin Ancklitzen découvrit la poudre noire ! On doit aussi aux alchimistes la découverte de l'aqua dissoluta (acide nitrique) qui permet de différencier l'argent de l'or, et l'aqua regis (eau régale) capable de dissoudre l'or. C'est également tout à fait fortuitement qu'un jeune apothicaire découvrit la porcelaine la porcelaine de Saxe en réalisant une teinture à base d'antimoine censée permettre la fabrication de l'or. Des imposteurs ou « faiseurs d'or » allaient profiter de la crédulité humaine. Le pape Jean XXII dut rédiger une bulle interdisant la possession d'instruments de chimie en France. Le comte Alexandre de Cagliostro, taxé d'hérésie et emprisonné à perpétuité, décrivit peu avant sa mort (1790), comment il s'y était pris pour mystifier ses adorateurs...

Si la pierre de touche permettait de contrôler la teneur en or d'un amalgame et l'usage des poinçons au XIII° siècle, il faudra attendre le XIX° siècle pour voir la garantie du titre de l'or fixée. Selon la proportion d'or pur présent dans un amalgame, on détermine le titre de l'or en millième de carat. L'or pur vaut 1000 millièmes ou 24 carats. Le taux d'alliage varie selon le pays, en France c'est 18 carats, c'est à dire 750 parties d'or pur et 250 appartenant à d'autres métaux. Dans certains pays on y travaille l'or à 9 carats (375 millièmes) ! Tous les objets en or doivent porter un poinçon officiel qui en garantir la pureté, ne peuvent être appelés plaqué or que les objets recouverts d'une couche d'or d'une épaisseur d'au moins huit millièmes de millimètre. Les « arnaques » sont nombreuses... A noter que le poids de l'or ne représente pas le prix de l'objet. Il faut prendre en compte, le titre, le cours, le coût de fabrication, de création, la rareté, sans oublier les taxes.

L'année 1848 allait inaugurer la ruée vers l'or après la découverte de quelques pépites sur les rives de l'American River proche de l'affluent du Rio Sacramento. Les orpailleurs affluèrent de tous les pays du monde. On passa de 1500 chercheurs d'or à 100 000 en dix-huit mois ! Les mineurs à la recherche du moindre filon vinrent s'installer aux côtés des orpailleurs. Ces mouvements de populations donnèrent naissance à des villes et les cabanes des chercheurs d'or ne tardèrent pas à se transformer en bazars, saloons, hôtels, bordels, églises, sans oublier le bureau du shérif. Des compagnies de transports relièrent les villages par diligences et bateaux puis par chemin de fer. La Californie fut annexée après une guerre contre le Mexique. En 1852, on avait extrait 122 tonnes d'or. La fièvre de l'or allait atteindre le Klondike (Canada), là où l'oncle Picsou fabriqua son sou N°1 qui allait constituer le socle de sa fortune, avant de s'étendre à d'autres pays lointains (Australie, Afrique du sud,etc.). Au début du XIX°, la Russie produisait quelques dizaines de tonnes d'or par an et figurait au premier rang mondial des réserves. Avec l'essor de l'industrialisation au XX° siècle, la production d'or en URSS atteindra plus de cent tonnes par an, or extrait d'une vingtaine d'endroits disséminés sur le territoire soviétique. Si nos ancêtres parvenaient à extraire une dizaine de tonnes d'or par an, l'extraction et l'exploitation du précieux métal en France ont cessé pendant le Moyen-Age. Au XVIII° siècle, la France produisait à peine une soixantaine de kilogrammes d'or. L'industrie aurifère française va se réactiver vers la fin du XIX° siècle avec la création d'une vingtaine de sociétés dont la plupart d'entre-elles aura disparu entre les années quarante et cinquante ! L'or servit d'étalon jusqu'en juillet 1944, mille représentants appartenant à 44 Nations se sont réunis à Brent-Wood pour instituer le Fond monétaire international et instaurer un nouveau système monétaire adossé au dollar... En 1976, le FMI décida de démonétiser l'or qui ne devenait plus une monnaie de réserve ! L'or devint une marchandise comme une autre capable de satisfaire le plus offrant et de susciter toujours autant de convoitise. Une employée travaillant dans un atelier de bijouterie de New York a volé 227 kilos d'or gramme par gramme en six ans. Plus proche de nous, l'or comme mobile de l'assassinat de la famille Troadec. Preuve que l'Or peut conduire certains individus à la folie.

La prospection aurifère et l'orpaillage sont devenus un loisir pour certains. L'or sous forme de filons, de paillettes, de grains, de pépites, ou de poussière, s'accumule dans le sous-sol et les rivières. Pour avoir une chance de localiser le précieux métal, le prospecteur peut consulter les relevés des prospections alluvionnaires du Bureau des Recherches Géologiques et Minières, les cartes d'état-major de l'IGN afin de localiser les anciennes mines dont les puits principaux ou entrées ont souvent été comblés pour éviter les accidents, ou s'en remettre à la toponymie. Cette discipline étudie l'étymologie et l'origine des noms de lieux ; Ariège vient de Aurigera (qui transporte de l'or), Aucelle de Auricella (riche en or), et en Haute-Vienne, on désigne sous le nom d'aurières des excavations inondées creusées par les Gaulois. L'extraction de l'or conduit à de graves atteintes à la nature. L'or ne se trouve quasiment jamais à l'état pur dans la nature, il y est mélangé avec d'autres minéraux ou métaux : argent, cuivre, fer, plomb, zinc. L'électrum par exemple, est l'alliage d'or et d'argent (20 à 45 %) le plus courant. L'or est séparé des autres matériaux par amalgamation. Le minerai est mélangé à du mercure qui a la propriété de fixer l'or, en filtrant le mélange à travers un petit sac en toile fine, on obtient un amalgame qu'il suffit de chauffer pour en extraire le métal précieux (tout morceau d'or fondu s'appelle bouton), manipulation qui a pour effet de relâcher des éléments très toxiques. Les garimperos qui opèrent au Brésil et en Guyane contribuent à la déforestation de zones entières et à l'empoisonnement de la faune, source de nourriture des amérindiens. Le borax, un fondant meilleur marché plus respectueux de la nature et d'un emploi très facile, reste très peu utilisé... Si les compagnies aurifères ne commencent à s'y intéresser qu'à partir d'une teneur d'une dizaine de grammes à la tonne, un orpailleur du « dimanche » se satisfait lui d'une teneur de 0,2 gramme d'or / tonne. Si l'aventure vous tente, n'oubliez pas d'obtenir l'accord du propriétaire du terrain, l'avis favorable des Services des Mines, des Eaux et Forêts et celui de l'Environnement. Sans vouloir vous décourager, on parle de pépite à partir d'un grain d'or supérieur à 0,1 gramme et il faut près de vingt mille paillettes pour obtenir un seul gramme d'or !


16/09/2019 = De rarissimes monnaies d’or royales aux enchères vendredi à Bordeaux  

 La Maison de ventes Briscadieu de Bordeaux met aux enchères, ce vendredi, une superbe collection de monnaies d’or royales françaises, datant du XIIe au XVIIIe siècle. 

Il va être question de royauté française, ce vendredi 20 septembre 2019, à Bordeaux. La maison de ventes Briscadieu, établie au cœur de la capitale de la Nouvelle-Aquitaine, va disperser une remarquable collection constituée par un amateur éclairé de la région bordelaise, aujourd’hui décédé. Celle-ci consiste en un ensemble de monnaies d’or royales françaises, exceptionnel par sa très grande qualité et la rareté des exemplaires qui la constituent. Datant du XIIe au XVIIIe siècle, ces pièces concernent toutes les dynasties des Capétiens, des Valois et des Bourbons. Avec, comme lot phare, une rarissime monnaie de plaisir pour Louis XIII estimée pas moins de 70.000 euros. A quelques jours de ces enchères, Maître Antoine Briscadieu, le commissaire-priseur qui va les diriger, et Frédéric Chapour, son expert en numismatique pour cette vente, ont accepté de répondre aux questions du Royal Blog de Paris Match.  Paris Match. Quels rois de France ont été le premier et le dernier à faire frapper des monnaies royales? 

Frédéric Chapour et Antoine Briscadieu. Le premier à avoir eu le titre de «Roi de France» est Philippe II Auguste (1165-1223) et donc le premier à avoir frappé monnaie à ce titre. Les autres Capétiens (il est le 7e) avaient le titre de Roi des Francs. Le dernier Roi de France à avoir frappé monnaie est Louis Philippe 1er (1830-1848), mais de la réelle longue période royale pré-révolution c’est bien sur Louis XVI. A quel usage étaient destinées ces monnaies royales en or?Les monnaies en or étaient le plus souvent utilisées pour de grosses transactions commerciales, achats de biens importants mobiliers et immobiliers. Les paiements de la vie courante s’effectuant en majorité avec les divisionnaires d’argent, de billon et de cuivre.

L'effigie du roi était-elle systématiquement reproduite sur la pièce? Le premier Roi de France à se faire représenter sur ses monnaies fut Philippe IV le Bel (1285-1314), sur le Petit Royal d’or (n°11 de la vente), mais la représentation du Roi ne sera pas systématique après cela, même si elle devient de plus en plus usitée au fil des siècles. Leur rareté vient-elle du fait qu'elles ont été frappées en petit nombre ou de leur disparition au fil des siècles? Certains types de monnaies d’or ont été frappés en grandes quantités, et n’ont donc pas un indice de rareté important, même si le métal noble leur confère toujours une belle valeur, mais comme dans d’autres départements de la numismatique, certains types ont été frappés à moins d’exemplaires, certains ateliers de frappe ont émis moins que d’autres certaines années, l’indice de rareté prend tout cela en compte. Un autre facteur qui a réduit les exemplaires restants est la refonte pour la récupération et la transformation de l’or. Le lot phare de cette vente est une «rarissime monnaie de plaisir» pour Louis XIII estimée 70.000 euros? Pouvez-vous nous expliquer ce qu'est une monnaie de plaisir et en quoi cette pièce est exceptionnelle pour les collectionneurs? Ces superbes grands modules en or d’hommage et de plaisir sont réputés avoir servi aux tables de jeux du Roi, et sans doute aussi à récompenser tel ou tel noble ou général pour service rendu. Il n’existe pas de chiffre officiel de frappe de ces monnaies mais elles ont été produites en très faible quantité, et pour cette 4 Louis, seulement quelques exemplaires ont été répertoriés.


13/09/2019 = Pourquoi le prix de l'or bat-il les records de 2012 ?

À la fin du mois d’août 2019, le cours de l’or a cassé une résistance qui tenait depuis sept ans, un petit événement chez les spécialistes de l’investissement dans les métaux précieux. À 1.387 euros l’once, le cours a donc égalé son prix du mois de septembre 2012. Pourtant les situations économiques de ces deux périodes ne semblent pas comparables.

À la fin de l’été 2018. L’or était en berne avec un cours qui allait finir par frôler les 1.030 euros l’once. C’est le 28 septembre que le plus bas sera atteint. Une «dépression» sur le métal jaune qui rendait perplexe certains experts qui avaient du mal à comprendre ce «désintérêt». Les seules positions acheteuses étaient celles des États qui ont profité de cette opportunité pour reconstituer leurs stocks d’or : la Chine, la Russie mais aussi la Turquie qui a vu sa monnaie attaquée par Donald Trump en août 2018 (source World Gold Council).

Si l’on reprend les historiques des cours des différents investissements, on remarque très vite que le Dow Jones touche un plus haut historique avec plus de 26.800 points quand l’or touche le fond… À partir du 3 octobre et ce, jusqu’à la fin de l’année 2018, la bourse américaine s’effondre, avec notamment un mois de décembre catastrophique, l’or de son côté entame une remontada. Les courbes sont quasiment symétriquement opposées. Il serait donc facile de dire que les investisseurs favorisent les actions qui grimpent au détriment d’un autre actif qui est en berne et inversement. Sauf, que dans l’absolu, l’or n’est pas un substitut des actions. Ce ne sont pas les mêmes formes d’actifs. Le placement en faveur de l’un et au détriment de l’autre n’est pas logique. Mais ce n’est pas le cas en 2019 : C’est sans aucun doute une belle illustration de cette absence de corrélation entre les deux actifs. De janvier à août 2019, le cours de l’or prend 30%. Sur une période si courte, c’est impressionnant pour le métal jaune. Dans le même temps, le Dow Jones reprend des couleurs et atteindra encore un plus haut avec plus de 27.000 points à la mi-juillet, niveau retrouvé en septembre après une baisse en août. L’or, en revanche poursuivra une augmentation soutenue en cassant quasiment toutes les résistances connues depuis plusieurs années... jusqu’à fin août et le record de septembre 2012. Pourquoi un tel intérêt pour l’or ? La première explication, c’est sans doute la politique de taux bas maintenue par les différents banquiers centraux. On a ainsi vu plusieurs fois des taux négatifs pour les emprunts obligataires ou emprunts d’État. Cela veut donc dire que des investisseurs sont prêts à «perdre» de l’argent pour placer leurs fonds en lieu sûr. Ce que l’on peut aussi traduire par : le placement à faible risque n’est plus rémunéré. Et donc, finalement, l’or, qui est considéré «culturellement» comme «valeur refuge» pourrait avoir plus de valeur. En effet, l’or n’a pas de «rendement interne», il ne produit pas d’intérêts ou de dividendes, en revanche, sa valeur intrinsèque, à la revente peut être rémunératrice.Prenons l’exemple d’un Napoléon, la pièce d’or française. Acquise en août 2018 à 200 euros, elle pourrait être revendue aujourd’hui environ 260 euros, soit 30% d’augmentation. Il s’agit bien sûr d’une estimation pour illustrer le propos. Des craintes économiques : Le maintien des taux faibles par les banques centrales, c’est aussi un signal un peu pessimiste sur les différentes économies. En effet, même si nous sommes dans un temps où le plein emploi est légion dans les pays développés (sauf en France), il semblerait que les patrons de la finance mondiale aient quelques inquiétudes sur les prochains mois, notamment sur l’économie américaine.


12/09/2019 = Des règles pour protéger ceux qui vendent leur or

Lorsque les cours de l’or grimpent, les Français en profitent pour se séparer de leurs bijoux, lingots ou pièces en or, afin de gagner un peu d’argent. Pour protéger les particuliers des ventes impulsives, il existe un délai de 2 jours pour renoncer à la transaction, sans pénalité à payer. À plus de 1 530 dollars l’once (environ 1380 €), l’or est le placement gagnant de 2019, selon CPoR, spécialiste en ligne du métal jaune. Sur un an, le lingot a connu une hausse de 22 % et le Napoléon de près de 30 %. Souhaitant profiter de cette embellie, des particuliers se ruent chez les bijoutiers et les boutiques spécialisées pour vendre leurs bijoux, lingots et autres pièces en or. 2 jours pour se rétracter. Pour protéger le consommateur, les bijoutiers et autres professionnels du secteur doivent établir un contrat en précisant notamment l’identité et les coordonnées du vendeur, la date, mais aussi le poids de l’objet et le cas échéant, la pureté du métal. Le document doit comporter un formulaire détachable de façon à ce que le particulier puisse faire jouer son droit de rétractation pour annuler la vente. Le client dispose de 48 heures après la signature du contrat pour revenir sur sa décision. S’il exerce son droit de rétractation, le particulier doit alors rembourser au professionnel le prix perçu et, en contrepartie, ce dernier doit lui rendre le ou les objets achetés. À défaut de restitution des objets achetés, le professionnel verse au consommateur une somme équivalente au double du prix de vente perçu pour le bien.

Afin de garantir la traçabilité des transactions, le professionnel peut payer la marchandise par chèque par exemple, mais pas en espèces. Pas de taxation pour la vente de bijoux en-dessous de 5 000 €. Ceux qui disposent d’un justificatif permettant de prouver la date d’acquisition (facture d’achat, acte de donation, déclaration de succession…) de l’objet en or, peuvent opter pour la taxation de la plus-value, en bénéficiant d’un abattement de 5 % par année de détention à partir de la 3e année. Il existe donc une exonération totale après 22 ans. A défaut d’apporter un tel justificatif, la taxe forfaitaire sur les métaux précieux est due. Si la vente dépasse 5 000 €, la taxation est de 6,5 % du prix de vente (6 % + 0,5 % de charges). Pour les produits d’investissement (lingots, pièces...), une taxe forfaitaire de 11,5 % s’applique sur le prix d’achat. Pour finir, la flambée des cours de l’or attire également les cambrioleurs. Selon les chiffres de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (chiffres 2015), dans 54 % des cas, les voleurs ont dérobé des bijoux. Afin d’augmenter ses chances d’être indemnisé par son assurance, il est conseillé de prendre des photos de ses biens en or.


10/09/2019 = L’or, relique civilisée « d’une économie devenue barbare »

Didier Julienne, expert du négoce et de l’industrie minière, plaide, dans une tribune au « Monde », pour un nouvel ordre monétaire mêlant panier de devises, monnaies virtuelles et… or. Tribune. Commerce mondial, réserves bancaires, dette mondiale, justice extraterritoriale… Le dollar dirige la planète financière. La monnaie de Washington offre un marché profond, une valeur stable, une liquidité et une certaine sécurité liée à l’indépendance de la Banque centrale américaine. Mais cette neutralité du dollar est menacée par la politique de guerre commerciale du président Trump, et la guerre des monnaies qui s’ensuit provoque des dévaluations.Les privilèges attachés au dollar ne sont plus durables. L’expansion de l’économie réclamant cependant une monnaie globale, un nouvel ordre monétaire surgira de cette crise et trois candidats à la succession illustrent cette renaissance : un panier de devises, des monnaies virtuelles et l’or. La qualité principale de l’or est celle que le dollar perd : l’indépendance. Si certaines banques centrales remplacent le dollar par l’or dans leurs réserves, c’est parce que l’or n’est la dette de personne et que son taux d’intérêt, qui existe bien, est déterminé non par un pays, mais par la différence des prix entre le marché comptant et le marché à terme. Libre de dettes, certes, mais face aux marchés financiers dollarisés, la profondeur du marché de l’or et sa liquidité sont aujourd’hui insuffisantes. Ils réclameraient que le prix de l’or ou sa production, voire les deux, soient multipliés. De combien ? En divisant les valeurs de la monnaie papier et des produits financiers mondiaux par les quantités d’or thésaurisées, certains calculent une valeur de l’once d’or oscillant entre 10 000 et 25 000 dollars, soit de 7 à 17 fois plus qu’aujourd’hui. L’or et l’enjeu de la transition environnementale : Le spectre est large, mais il reste étroit face à la réalité d’autres éléments plus spéculatifs liés à un tel bouleversement. Un prix plus élevé, pour mieux assurer la profondeur de marché, la stabilité...


08/09/2019 =  De l'or de contrebande se cache dans les stocks mondiaux

L'agence Reuters, relayée par « Le Parisien », révèle que des lingots d'or issus de trafics illégaux ont été retrouvés dans les coffres d'une grande banque. a découverte pourrait n'être que la partie émergée de l'iceberg. Les principales banques intervenant dans le marché mondial de l'or permettent-elles d'écouler des lingots d'or de contrebande ? Une longue enquête de l'agence de presse Reuters, reprise par Le Parisien, fait état d'une importante découverte qui pourrait être symptomatique d'un véritable système de blanchiment d'or de contrebande. Dans les coffres de la banque américaine JPMorgan Chase & Co. ont récemment été découverts plus de 2 000 kilobarres, lingots d'un kilo chacun, tous gravés d'un même numéro de série. Comme le rappelle le quotidien, un lingot d'or comprend systématiquement plusieurs mentions : son poids, la pureté du métal et un numéro de série auxquels s'ajoute la plupart du temps le logo du raffineur. Les lingots retrouvés chez JPMorgan portaient donc tous le même numéro de série, la même identité, et étaient falsifiés via différents logos des principaux raffineurs mondiaux. Autrement dit, tout sur ces lingots laissait penser qu'ils sortaient de raffineries officielles. Falsifiés, ils ont permis d'écouler de l'or récupéré en dehors des circuits légaux, de l'or de contrebande à qui la conservation précieuse au sein de la banque a conféré de la valeur. Une valeur bien précise : 43 700 euros pièce, soit 87 millions d'euros selon le cours de l'or du moment, pour les 2 000 lingots concernés. Quatre des principaux raffineurs suisses déclarent n'avoir pas produit les kilobarres en question, leur logo figure pourtant sur certains d'entre eux.

« Beaucoup, beaucoup en circulation »  JPMorgan déclare avoir « alerté immédiatement les autorités compétentes et les raffineries » à la découverte des lingots « mal marqués » et précise n'avoir « pas encore eu d'incident entraînant une perte pour le cabinet ou un client. » Contrairement à un autre type de faux lingots, issus d'un autre métal et recouverts de feuilles d'or, les lingots de ce type sont presque indétectables, parfaitement réalisés et aussi précieux que les vrais. Seule l'origine change, mais elle change tout. Partout où se trouve de l'or dans le monde, en RDC, au Soudan, en Corée, au Venezuela, au Brésil, en Inde, en Guyane, etc., rôdent des trafiquants, exploitant ou faisant exploiter des filons illégalement à des orpailleurs qui travaillent dans d'atroces conditions, parfois pour des réseaux mafieux, comme le dénonce régulièrement l'ONU depuis plus d'une quinzaine d'années. Acquis frauduleusement, l'or transformé en lingots quasi officiels pourra ainsi être écoulé à un tarif suivant le cours mondial, soit, on l'imagine, bien plus que sur le marché noir. Le directeur général de l'une des plus importantes raffineries au monde s'inquiète : « Les derniers faux lingots détectés ont été réalisés de manière hautement professionnelle, il y en a beaucoup, beaucoup, beaucoup en circulation. » Les 2 000 lingots récemment découverts pourraient donc n'être qu'une goutte dans l'océan étincelant de l'or mondial.


05/09/2019 = Or : beaucoup de Français profitent de la flambée des cours pour vendre

L’or a été - de loin - un des meilleurs placements des 12 derniers mois. Et de nombreux particuliers profitent de cette surchauffe pour vendre “à bon prix”. Reste qu’au-delà d’un risque de baisse des cours à court terme, il subsiste a priori un potentiel de hausse à moyen terme. L'or n’a pas manqué d’éclat depuis le début de l’année. Le cours de l’once s’est envolé de 19% depuis le 1er janvier et même de 27% sur 12 mois, porté par la chute des taux d’intérêt réels (car le métal jaune, qui ne procure pas de revenus, profite ainsi d’arbitrages favorables) et par la montée des incertitudes (car l’or constitue une valeur refuge de référence). Spectaculaire, cette envolée - quasi-verticale depuis mai dernier - incite de nombreux Français à profiter de l’aubaine pour revendre leur métal jaune bien plus cher que s’ils l’avaient cédé à la rentrée 2018...

“Les boutiques du Comptoir National de l'or ne désemplissent pas. Elles ont enregistré une hausse de fréquentation de plus de 25% depuis le début de l'année 2019. Et celle-ci s'est fortement intensifiée ces dernières semaines. Les Français voient les cours exceptionnels de l’or comme l'occasion de faire de bonnes affaires en vendant leur métal jaune au plus haut. Ils récupèrent ainsi des liquidités qui leur permettent ensuite de se faire plaisir”, relève à cet égard Laurent Schwartz, directeur du Comptoir National de l'Or, spécialiste de l'or investissement et de l’expertise de bijoux. La flambée des cours de l’or a enrichi de nombreux Français, qui détiennent depuis longtemps beaucoup de métal jaune… Bijoux, lingots, pièces, ou même or dentaire... “Les français possèdent beaucoup d'or, acquis souvent il y a de nombreuses années, ou fruit d'un héritage”, relève Laurent Schwartz. Et selon un sondage réalisé par OpinionWay début 2019, 73% des épargnants français estimaient alors que le métal jaune constituait une solution d’épargne pertinente pour protéger leurs économies. On peut dire que nos concitoyens ont eu le nez creux… En début d’année, l’or était ainsi la quatrième solution d’épargne privilégiée par les Français après la pierre, l’assurance-vie et le dépôt d’argent. Les Français détiennent même le record mondial de la détention d’or, véritable tradition nationale. “16% des Français déclarent posséder ou avoir possédé de l’or sous forme de pièces et lingots et cela concerne toutes les catégories sociales. Et ce n’est pas tout, puisqu’on estime que les particuliers français détiennent actuellement 3.000 tonnes d’or. Ce bas de laine en or représente un potentiel de 105 milliards d’euros détenu par les particuliers, et dans toutes les couches de la population : les ouvriers (13%), les employés (17%), les cadres (20%)”, rapportait dernièrement l’économiste Marc Touati, président du cabinet ACDEFI.Depuis mai dernier, la hausse du cours de l’or a été particulièrement rapide, sur fond d’effondrement des taux d’intérêt (les taux négatifs se multiplient) et de multiplication des risques (guerre commerciale, Brexit, aléa italien, tensions au Moyen-Orient et au Cachemire…). Et le métal jaune pourrait éprouver le besoin de reprendre son souffle, à court terme. C’est d’ailleurs ce que suggèrent certains indicateurs de l’analyse technique, qui pointent un état de surachat, de surchauffe (notamment en données mensuelles). Mais aussi une faiblesse sous-jacente du mouvement haussier. En effet, “trois divergences baissières (le cours de l’once a inscrit des sommets ascendants, tandis que les indicateurs mathématiques ont inscrit des sommets descendants, NDLR) sont apparues. Elles pourraient augurer une correction à court-terme, en direction de 1.466 dollars (point de passage d’une ligne de tendance ascendante reliant les creux de mai et septembre, NDLR) et de 1.456 dollars (la moyenne mobile à 50 jours, soit la moyenne des 50 derniers cours de clôture, qui fait office de support, NDLR). Si ces 2 niveaux devaient être enfoncés, la correction serait plus profonde, avec le risque d’un retour vers 1.378 dollars, soit le retracement de Fibonacci de 61,8% du mouvement haussier initié au printemps”, met en garde Robert Haddad (Banque SBA, Cfat). “Seul le débordement de 1.575 dollars remettrait en cause ces perspectives négatives”, précise l’expert.


03/09/2019 = Pourquoi le cours de l’or s’envole-t-il ? 

Dans les temps d’incertitude, les Français se ruent vers l’or. Depuis trois mois, les cours sont en forte hausse et frôlent des records. La valeur refuge a toujours du succès. Dans les temps d’incertitude, les Français se ruent vers l’or. Depuis trois mois, les cours sont en forte hausse et frôlent des records. La valeur refuge a toujours du succès. « La demande a explosé. Je suis obligé de commander sur les marchés de l’or pour répondre à la demande », explique le gérant depuis près de trente ans d’un établissement spécialiste des métaux précieux à Nantes. Il vient de commander cent pièces Napoléon d’or à 262 € l’unité. « Les gens achètent toujours quand le cours est haut. C’est typiquement français. »

+ 15 % des deux derniers mois. Le cours a augmenté de 15 % sur les deux derniers mois. Lundi 26 août, l’once d’or (28,35 grammes) était cotée à 1 346 €. Le lingot d’un kilo, lui, valait 44 100 €. « On constate des achats à la hausse », confirme François de Lassus, représentant de la société CPoR, spécialisée dans les achats et la vente de métaux précieux pour les banques. Le contexte géopolitique actuel est l’une des explications de cette envolée. « Les investisseurs ont des doutes sur la situation économique internationale liée à un contexte politique incertain », précise Anne-Laure Delatte, directrice adjointe du Centre français d’étude et de recherche en économie internationale. « Les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, le risque de décroissance pèsent sur le moral des investisseurs », ajoute François de Lassus.3 000 tonnes d’or dorment en France. Depuis toujours, l’or rassure. Surnommée valeur refuge, la matière précieuse ne présente aucun risque financier. « On pense que c’est la seule valeur qui ne va pas s’écrouler », note l’économiste. Par ailleurs, les rendements faibles, voire négatifs, des obligations incitent les investisseurs à diversifier leurs actifs. Si l’or ne génère aucun intérêt, « aujourd’hui il s’apprécie sur le long terme », glisse François de Lassus. Les particuliers ne sont pas les seuls à pousser la porte des vendeurs d’or. « Les banques centrales n’ont jamais autant acheté », signale François de Lassus. Une autre explication de l’envolée du cours viendrait de l’Inde qui concentre une majorité de la demande en or. Les récoltes ont été bonnes, les Indiens épargnent dans le métal précieux et achètent des bijoux. « L’Inde possède 25 000 tonnes d’or dans son bas de laine. » En France, 3 000 tonnes dormiraient dans les coffres : « 17 % des familles françaises détiennent de l’or. C’est une tradition très rurale. »


02/09/2019 = Pourquoi le marché de l'or a bondi de 20 % depuis le début de l'année 

Le cours du métal précieux est au plus haut depuis avril 2013. Pour les investisseurs, les taux d'intérêt réels négatifs rendent la valeur refuge plus attractive. S'il ne faiblit pas, l'or pourrait bien signer sa meilleure performance depuis neuf ans.

Le prix de l'or a bondi de plus de 8 % en août. Pour ce gros marché de matières premières, un tel gain est rare, surtout après avoir déjà progressé au cours des trois mois précédents. La dernière fois qu'il a fait mieux, c'était en février 2016. L'once a dépassé un temps cette semaine les 1.555 dollars : un sommet depuis plus de six ans. Et le contexte d'incertitude actuel n'en finit plus de donner des ailes au métal. « Face à la montée des risques liés au commerce international et à l'impact probable de droits de douane plus élevés sur la croissance et l'inflation, les investisseurs se tournent vers l'or », explique la stratégiste métaux précieux d'UBS, Joni Teves, dans une note parue cette semaine. « Ces risques amènent à penser que la Réserve fédérale (Fed) se montrera accommodante. Cela soutient l'or, qui profite aussi des inquiétudes concernant une éventuelle intervention sur le marché des changes », ajoute la spécialiste.

Le coup de pouce des taux : Mais le plus gros coup de pouce, tout dernièrement, vient sans nul doute des taux d'intérêt réels négatifs, le taux américain à 10 ans étant passé sous le taux d'inflation. C'est même une véritable aubaine pour les acheteurs d'or. Car l'aspect le plus fâcheux du métal - le fait qu'il n'offre aucun rendement - se transforme en un attrait pur et simple lorsque les valeurs refuges concurrentes, comme les obligations, portent des rendements négatifs, résume John Authers, un éditorialiste de Bloomberg. La dernière fois que les taux réels ont passé un temps prolongé en dessous de zéro, c'était entre la mi-2011 et la mi-2012. Au cours de ce laps de temps, le cours de l'or s'est envolé et a  touché son pic historique à plus de 1.900 dollars en septembre 2011, dopé par les emplettes des investisseurs. Le regain d'intérêt des investisseurs sur le marché de l'or est d'ailleurs bien visible actuellement dans les fonds indiciels cotés. L'argent y coule à nouveau à flot. L'or détenu via ces ETP (pour exchange traded product) adossés au métal jaune n'avait pas été aussi volumineux depuis 2013 : ils renferment aujourd'hui près de 2.430 tonnes. Sur la seule journée de mardi, les fonds ont enregistré un afflux de plus de quinze tonnes. Et, pour Daniel Briesemann, analyste chez Commerzbank, « à l'heure actuelle, peu de chose laisse penser que la demande pourrait diminuer ».


1/09/2019 =  Vente, achat... Les Français se ruent vers l'or

Les Français profitent de la hausse importante du cours de l'or pour vendre celui qu'ils possèdent, mais aussi en acheter, rapporte « Le Parisien » 

C'est un placement oublié qui fait son grand retour. Ces derniers mois ont profité au cours de l'or, qui a augmenté de presque 20 % depuis le début de l'année, rapporte Le Parisien. À tel point que les Français en profitent pour en vendre quelques grammes, car se séparer de bijoux non portés, de lingots ou de Napoléon (pièce en or de 20 francs) permet de gagner un peu d'argent rapidement et facilement. Cité par le quotidien francilien, François de Lassus – porte-parole de CPoR, une société spécialisée dans l'achat et la vente de métaux précieux pour les banques françaises – explique qu'« un sondage réalisé en 2014 montrait que 17 % des Français ont ou ont eu de l'or ». « Le bas de laine des Français est à peu près de 3 000 tonnes d'or en pièces et lingots, dont 80 % acquis il y a plus de vingt ans ou reçus par héritage », ajoute-t-il, précisant que « c'est plus important que les réserves de la Banque de France ». Plus étonnant, alors que le cours augmente, certains Français choisissent d'acheter au lieu de vendre. Alors que les crises politiques se multiplient ces derniers mois et que l'économie mondiale se ralentit, ce métal précieux permet aux investisseurs de diversifier leurs placements. Selon l'économiste Philippe Chalmin, interrogé par Le Parisien, le climat d'Asie peut également expliquer cette ruée vers l'or : « En Inde, la mousson a été bonne, donc, les agriculteurs ont plus de revenus et peuvent ainsi offrir plus d'or lors des mariages. » Une donnée qui « n'a rien d'anecdotique », ajoute l'économiste, car « la demande d'or mondiale dépend en partie de la demande indienne, très dépendante des mariages ». En France, le cours de Bourse officiel de l'or a disparu depuis 2004, vendeurs et acheteurs se basent donc sur ce qui est déterminé par la société CPoR. Pour se séparer de ses biens en or, ou investir dans le métal, il est possible de se rendre à la banque, chez un bijoutier ou auprès d'un comptoir d'achat d'or. Concernant la vente de bijoux, l'or n'est pas taxé en dessous de 5 000 euros, mais pour les produits d'investissement (lingots ou Napoléon), une taxe forfaitaire de 11,5 % s'applique sur le prix d'achat.

 

28/08/2019 = Dans les boutiques d’achat-vente d’or, l’affluence a été exceptionnelle en août, portée par une hausse historique du cours du précieux métal.

Sur l’écran, toutes les courbes - actualisées en temps réel - sont en hausse. Il n’en perd pas une miette. «+20% depuis le début de l’année» et «+400% en 20 ans», pointe-t-il. Les raisons sont diverses: le contexte géopolitique, la guerre commerciale entre Pékin et Washington, le risque de crise économique mondiale et la demande des banques centrales et de fonds d’investissement. «Le 26 août, nous avons connu un pic, quasiment le prix le plus haut historique», relate Rafik Makhlouf. De manière mécanique, la curiosité des particuliers augmente pour ce placement refuge. Au guichet, il y a eu deux fois plus d’affluence en août qu’en temps normal, autant pour l’achat que pour la vente. Les acheteurs sont étonnamment nombreux dans ce contexte haussier. «Ils veulent en profiter, car tout le monde parle de l’or en ce moment», analyse le professionnel. Selon lui, ce sont surtout des cadres, des CSP+. Mais il observe de plus en plus de jeunes, qui achètent des quantités plus faibles, mais de manière régulière. «Certaines personnes préfèrent ne plus dépendre des banques», continue-t-il. Notamment en raison de la faible rémunération des placements.  


26/09/2019 = La hausse du cours de l'or est (en partie) liée aux mariages.

Le cours de l'or atteint des sommets. Vendredi 23 août, à la Bourse de Londres, une once (28,35 gr) valait 1 351 euros, affichant une progression de 20% depuis le début de l'année. Et un montant proche du record historique de 2012, selon les données de l'association londonienne LBMA, qui servent de référence au niveau mondial. Lundi 26 août, si l'once d'or a un peu diminué, elle s'achète encore près de 1 345 euros, selon la société CPoR, qui relaie son cours sur la place londonienne alors qu'il n'existe plus de cours officiel de l'or dans l'Hexagone depuis 2004.

L'envolée de la valeur de ce métal précieux incitent les Français à revendre les bijoux, les lingots ou encore les pièces Napoléon qu'ils possèdent pour réaliser de bonnes affaires. Plusieurs facteurs expliquent cette flambée de l'or. On sait qu'il a toujours joué le rôle de valeur refuge, permettant de sécuriser son patrimoine en temps de crise. Aujourd'hui, les tensions commerciales sur fond d'un ralentissement de l'économie mondiale suscitent des inquiétudes. Et la faiblesse des taux d'intérêt — des Etats et des entreprises empruntant même à des taux négatifs — incite les investisseurs à diversifier leurs placements, explique au Parisien Jean-Jacques Friedman, directeur des investissements de Natixis Wealth Management.

Une météo clémente a dopé la demande en or : Mais les Français réalisant de fructueuses opérations peuvent aussi remercier l'Inde. Le pays, deuxième consommateur d'or au monde derrière la Chine, est en effet très friand de ce métal. Hindous et musulmans achètent des bijoux pour accompagner de fastueux mariages notamment, mais aussi une naissance ou des célébrations religieuses comme Diwali, la fête des Lumières qui se déroule à l'automne. Or, une mousson favorable à de bonnes récoltes a permis aux agriculteurs d'engranger plus de revenus et donc d'"offrir plus d'or lors des mariages", assure au Parisien Philippe Chalmin, économiste spécialisé dans les matières premières. Le Conseil mondial de l'or avait déjà noté une "forte reprise" du marché indien des bijoux au deuxième trimestre de l'année, ayant entraîné une progression de 12% de lademande, à 168,8 tonnes. "Une saison de mariage bien remplie et des ventes en bonne santé lors des fêtes ont stimulé la demande", précise-t-il. La consommation indienne a favorisé sur cette période une augmentation de 2% de la demande mondiale en orfèvrerie, qui s'est élevée à 531,7 tonnes au total.


24/09/2019 = La nouvelle flambée de l’or

Les tensions géopolitiques et la situation économique incertaine dopent les cours de l’or qui retrouvent un plus haut depuis 2013. Depuis début juin, le cours de l'or a progressé de 10 % pour atteindre un plus haut depuis 2013 à 1 248 euros (1 424 dollars) l'once. Un retour en force du métal jaune dopé par les tensions géopolitiques mais aussi en raison d'une situation économique incertaine où les taux d'intérêt sont au plus bas. Depuis début juin, le cours de l'or a progressé de 10 % pour atteindre un plus haut depuis 2013 à 1 248 euros (1 424 dollars) l'once. Un retour en force du métal jaune dopé par les tensions géopolitiques mais aussi en raison d'une situation économique incertaine où les taux d'intérêt sont au plus bas. Acheter de l'or quand les perspectives économiques sont incertaines comme actuellement avec la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine ou encore avec les tensions entre l'Iran et les Etats-Unis est considérée comme une valeur refuge par excellence.


20/08/2019 = Pour l’or, des sommets sans précédent se profilent

Les banques centrales n’ont pas d’autre choix que d’en passer par de nouveaux assouplissements quantitatifs : bonne nouvelle pour le métal jaune… Nous avons commencé à parler hier des assouplissements quantitatifs des banques centrales – les QE, ou autrement dit sur les achats de titres à long terme – et leur influence sur les marchés et l’économie. Penchons-nous sur le sujet et allons à l’essentiel. Un QE consiste pour la banque centrale à acheter des titres longs qui rapportent un certain rendement et à payer ces achats par de la monnaie fraîchement créée, tombée du ciel. La banque centrale met à l’actif de son bilan des fonds d’Etat qu’elle achète ; au passif de son bilan, elle crédite le compte de l’institution qui les lui a vendu. Cela signifie qu’elle retire du rendement dans le portefeuille mondial de valeurs mobilières.

En contrepartie, elle injecte de la monnaie, des réserves qui, elles, ne rapportent rien (je laisse de côté la rémunération des réserves : c’est un outil de régulation qui complique les choses mais ne change rien au raisonnement). Cela signifie donc créer une pénurie de rendement puisque l’on en retire pour le remplacer par quelque chose qui ne rapporte rien. Un QE, c’est la création d’une soif, d’un besoin de rendement. Un swap, un échange dans lequel on troque quelque chose qui rapporte contre quelque chose qui ne rapporte rien. A votre avis, que se passe-t-il alors ? Ceci : ceux qui reçoivent ces liquidités ne savent pas quoi en faire… et s’ils les gardent, ils perdent ! Ils se dépêchent donc d’utiliser ces liquidités pour acheter des titres qui rapportent encore un peu dont… des fonds d’Etat. C’est ainsi que les QE font monter les cours des fonds d’Etat et chuter leur taux de rendement. Vous comprenez que plus vous achetez vite, avant les autres, plus vous gagnez – ou moins vous perdez. Acheter avant les autres quelque chose qui rapporte encore un peu, non seulement c’est bien mais cela vous assure une plus-value qui vous dédommage de la perte de rendement des fonds d’Etat en général. Vous perdez sur les rendements mais vous gagnez en capital. C’est ainsi que les liquidités injectées par la banque centrale produisent mécaniquement une hausse des cours des actifs financiers et une baisse des rendements, de proche en proche, de tout ce qui rapporte encore un peu. Qui voudrait la patate chaude ? C’est la concurrence pour avoir du rendement. Elle est mécanique car les liquidités, les réserves, la monnaie sont, comme le dit l’analyste John Hussman, « la patate chaude », le mistigri dont il faut se débarrasser. Et cette « patate chaude », on s’en débarrasse par avance quand on sait que les QE vont arriver. La baisse des rendements du 10 ans US, l’inversion, c’est tout simplement l’anticipation des futurs QE. Ce sont les initiés, les banques, l’argent intelligent, les ultra-riches qui achètent par avance en prévision des futurs achats des banques centrales. Rien d‘autre. Cela ne signifie rien d’autre que ceci : le système est pourri. Il fait des cadeaux aux riches et ultra-riches. Certains font des plus-values colossales simplement parce qu’ils sont structurellement initiés. Ils connaissent les ressorts de la finance et de la monnaie. S’il y a inversion, c’est-à-dire si les taux du long terme passent sous les taux du court terme, c’est parce que Powell a commis une énorme erreur : il est en retard ! Il n’a pas baissé les taux courts assez vite. Il a été pris de vitesse par la spéculation, par les ultra-riches, par les banques et même par certains gouvernements qui spéculent. C’est scandaleux car la spéculation qui produit ces plus-values est équivalente à une « tonte » du public. Voici le type de commentaire qui accompagne l’inversion et la chute de la Bourse – commentaire pourri, bien sûr, dont la fonction objective est de forcer la main de notre malheureux Powell : « Historiquement, l’inversion de la courbe américaine a toujours été perçue comme un signal de récession et il reste à voir si c’est toujours le cas. Ce qui est certain, c’est que le monde semble moins sûr », commente un stratège macro chez State Street Global Advisors. Donc Powell, avec la chute de la Bourse, va prendre peur ; il va baisser les taux courts en catastrophe ; il n’est ni courageux ni intelligent, il n’est pas un bon joueur de poker, il ne va pas oser en appeler du bluff des marchés, il n’a pas l’estomac de « baiser » la spéculation ! Il va faire ce que l’on attend de lui – et, certainement, il va devoir baisser les taux de 50 points de base d’un seul coup… peut-être même en panique, entre deux réunions du FOMC. Ah, les braves gens !

Trump, lui, est un bon joueur de poker. Il voulait une forte baisse des taux, et il va pavoiser car il aura fait céder Powell. C’est la raison pour laquelle il a insisté et attaqué la Fed : il veut se donner le bénéfice du gain et montrer qu’il est un « winner ».

La situation de Powell et de ses subordonnés ne va faire qu’empirer. Le ralentissement de la croissance mondiale, l’inflation faible, les tensions commerciales internationales, des facteurs comme l’impact redouté du Brexit, l’action des autres banques centrales comme la BCE – tout cela va nourrir les anticipations de baisses de taux, entraînant un reflux massif des rendements des emprunts d’Etat. La courbe de rendement inversée indique que la Réserve fédérale est loin du compte. Elle n’a pas terminé son programme de réduction des taux. Pour rétablir simplement une « pente positive » sur la courbe, le FOMC devrait immédiatement abaisser le taux des fonds fédéraux au jour le jour d’au moins 75 points de base… et il ne le fera pas car cela provoquerait une panique !

Attention, cette partie n’est pas de même nature que tout ce qui a précédé. Je m’avance, je ne suis plus tout à fait dans le raisonnement objectif. Je vous préviens donc de mon changement de registre. Tout ceci signifie pour moi qu’il va y avoir de bonne nouvelles pour les investisseurs en or et en argent-métal. Les taux négatifs risquent de se généraliser. L’ensemble des courbes de rendement est désormais négatif ​​dans des pays tels que la Suisse, l’Allemagne et les Pays-Bas. Les taux d’intérêt négatifs constituent la meilleure justification fondamentale à la détention physique de métaux précieux. Les taux mondiaux vont être encore plus profondément inversés, avec des rendements suisses et allemands négatifs de -1,00%. La récession mondiale risque de devenir évidente pour tous, comme je le dis souvent. En réponse à cette pression déflationniste, la seule réponse des banquiers centraux sera l’impression monétaire, l’argent surabondant, la monétisation directe de la dette et les QE. Ce sera leur politique car c’est la seule qu’ils connaissent. Et qu’est-ce que cela signifiera pour les métaux précieux ? Des prix plus élevés. L’or revient à la mode ; il atteint de nouveaux sommets lorsqu’il est libellé dans des devises telles que la livre sterling, le dollar canadien et le dollar australien. La détérioration de la situation économique et l’effondrement des taux d’intérêt signifient que l’or atteindra bientôt un nouveau sommet sans précédent en termes de dollars américains.


19/08/2019 = Or : pourquoi son cours est directement corrélé à l'évolution des taux d'intérêt

L’évolution des taux d’intérêt réels a un impact direct sur le parcours de l’or, sur la durée.

L'or est un placement millénaire, qui a fait ses preuves sur la durée. Traditionnelle valeur refuge en période de stress sur les marchés d’actions, il présente l’avantage d’être un actif tangible, qui n’est la dette de personne (contrairement aux obligations d’Etat). Il permet aussi d’éviter de subir la dévalorisation tendancielle des monnaies et tend à absorber l’inflation sur la durée. A cet égard, “un éleveur a indiqué qu’il achetait une vache pour la même quantité d’or qu’il y a 40 ans, même si son prix exprimé en euros ou en francs français n’est plus du tout le même”, rapporte ainsi Christophe Charve, collaborateur du livre Le Franc, les monnaies et directeur produit or investissement chez Or en Cash. “L’or constitue un rempart historique face à l’inflation”, renchérit François de Lassus (CPoR Devises). Contrairement à des devises comme le dollar, l’euro ou le yen, manipulées par les banques centrales (planche à billets…), "l’or bénéficie de sa relative rareté, n’est adossé à aucune institution et préserve sa valeur et son pouvoir d’achat sur longue période", souligne l'expert… Depuis 1900, toutes les grandes devises ont vu leur valeur s’effondrer face à l’or. Reste que “s’il est généralement considéré comme une couverture contre l'inflation, le cours de l’or a surtout suivi les rendements réels (les taux d’intérêt réels, c’est-à-dire les taux d’intérêt moins l’inflation, NDLR) au cours de la dernière décennie. Si ceux-ci chutent, le prix de l'or a, quant à lui, tendance à augmenter”, souligne Johannes Muller, responsable de la recherche macroéconomique chez le géant allemand de la gestion d’actifs DWS. Or : “les taux d’intérêt négatifs pourraient générer un potentiel de hausse considérable”, selon Morgan Stanley L’or bénéficie d’arbitrages favorables quand les taux d’intérêt réels diminuent (et vice versa) Et cela n’a rien d’étonnant. En effet, l’or est un placement qui ne génère pas de revenus (seule la hausse de son cours est source d’enrichissement pour l’investisseur), ce qui présente pour l’investisseur un coût d’opportunité quand les taux d’intérêt réels sont élevés. L’or bénéficie ainsi logiquement d’un phénomène d’arbitrages favorables quand les taux d’intérêt réels diminuent… “Comme l'or ne rapporte pas d'intérêts ni de dividendes, les investisseurs gardent toujours un œil sur les coûts d'opportunité de la détention d'or, c'est-à-dire la perte de revenu régulier qui aurait été générée par un investissement dans d'autres placements”, relève à cet égard Johannes Muller.

Pour ce faire, on peut simplement se référer au rendement des obligations du gouvernement américain. Généralement, plus le taux d'intérêt est bas, plus l'or devient attractif, toutes choses égales par ailleurs. Dans l’illustration ci-dessous, DWS montre que “si l'on divise le rendement nominal américain en deux composantes, le rendement réel et les attentes d'inflation, il devient évident qu'historiquement, du moins depuis le début de la crise financière, les rendements réels ont montré une évolution parallèle (avec une échelle inversée, NDLR) avec le prix de l'or”. Evolution du cours de l’once d’or (en bleu clair, échelle de gauche) et rendement (taux d’intérêt) des obligations à 5 ans indexées sur l'inflation du Trésor américain (en bleu foncé, inversé, échelle de droite). Le double-soutien des banques centrales au cours de l’or 

Depuis la crise financière de 2008-2009 et celle de la zone euro de 2011-2012, les grandes banques centrales ont mené une politique monétaire ultra-accommodante, avec des taux d’intérêt très bas. Une politique qui “contribue de manière significative à l'attractivité de l'or”, relève Johannes Muller, pour qui l'influence des banques centrales sur les marchés ne devrait pas diminuer de sitôt. “La récente remontée du prix de l'or à plus de 1.500 dollars l'once s'est accompagnée d'une prise de conscience croissante des investisseurs qu'ils ne devraient pas compter pour l'instant sur les hausses de taux d'intérêt des grandes banques centrales. Ce n'est pas une coïncidence”, estime l’expert. Les banques centrales - et celles des pays émergents en particulier (RussieChine, Pologne, Kazakhstan…) - soutiennent aussi le cours de l’or en en achetant massivement. Elles comptent parmi les plus gros acheteurs sur le marché de l'or depuis la crise financière. “En 2018, elles ont acheté 651,5 tonnes, soit plus qu'à tout autre moment depuis au moins 1971, année où les États-Unis ont mis fin à l'ancrage du dollar à l'or”, rapporte Johannes Muller. Et dernièrement, la banque centrale de Pologne en a acheté pour 100 tonnes d’un coup. En définitive, les banques centrales tendent à influencer le prix de l'or par plusieurs biais…

 

14/08/2019 = L'or : une valeur refuge immuable

Cet été, les bijoux en or peuvent rapporter gros, très gros. Dans cette boutique parisienne, les rendez-vous s'enchaînent. Les clients sont à la recherche de bonnes affaires, comme cette étudiante anonyme. Ruée vers l'or : 1 500 dollars l'once. Une vérification et une pesée plus tard, la vente est actée. Le bijou sera refondu en lingot, et puis mis en vente dans la boutique. Tous les jours, les affaires conclues se succèdent, car le métal est au plus haut. l'inverse, d'autres investissent par peur d'un futur incertain, à l'image de ce jeune financier venu acheter pour 500 € de lingots : "Je ne suis pas trop pour acheter des actions ou le Bitcoin, des choses comme ça dont on n’est jamais sûre. Donc, l'or et l'argent me semblent la meilleure façon". Aujourd'hui, le cours de l'or a atteint 1 500 dollars l'once. Une hausse de 18% en trois mois. Une hausse due à l'incertitude du marché qui force les investisseurs à user de valeurs refuges comme l'or.


26/07/2019 = Argent : 9 raisons de miser sur “l’or du pauvre”

Offre contrainte, essor attendu de la demande… Voici pourquoi les investisseurs devraient miser sur l’argent (métal).

Malgré son récent réveil, le prix de l’argent (métal) reste à la traîne vis-à-vis de celui de l’or, le roi des métaux précieux. Depuis le creux du printemps dernier, à 14,28 dollars, le cours de celui qui est surnommé “l’or du pauvre” a bondi de 14%, à 16,30 dollars, à l’heure où nous écrivons ces lignes. Reste que dans l’intervalle, le prix du métal jaune a connu une évolution similaire, avec une hausse de près de 12%. Bilan : depuis le printemps 2011, l’argent n’a pas cessé de sous-performer l’or en tendance. Ainsi, alors qu’une once d’or valait un peu plus de 30 fois une once d’argent, ce multiple a été presque multiplié par 3, depuis, à 89 ! Et ce, alors qu’historiquement il est en moyenne de 1 once d’or pour 12 onces d’argent, relève AuCoffre.com.

Le retard accumulé par l’argent vis-à-vis de l’or semble ainsi excessif, ce dont les investisseurs devraient profiter. Alors que l’argent est actuellement injustement délaissé dans l’univers des métaux précieux, il est beaucoup plus populaire dans son usage que l’or. “Ses propriétés physiques en font l’une des meilleures monnaies qui soient depuis la nuit des temps. Au fil des siècles, on retrouve la pièce d’argent dans les échanges quasi-quotidiens entre les personnes. Elle a les mêmes vertus protectrices que l’or mais à moindre coût”, souligne AuCoffre.com.

Et de façon structurelle, le cours de l’argent devrait bénéficier d’une extraction de plus en plus coûteuse du métal (qui se traduit par un recul des volumes d’argent extrait et donc par une offre contrainte) et, côté demande, de l’appétit du secteur du photovoltaïque (l’argent métal entrant dans la composition des panneaux solaires) et de nombreux autres pans de l’industrie… Découvrez dans cet article-diaporama les 9 raisons militant pour un investissement dans l’argent


24/07/2019 = Un ouvrier rénove une cave et trouve 34 lingots d'or

En 2015, trois ouvriers trouvent 34 lingots d'or Vouzon, en Sologne dans le Loir-et-Cher. Après quatre ans de procédure, c'est finalement celui qui a découvert le premier lingot qui remporte le magot.

Trois ouvriers se retrouvent, le 21 juillet 2015, à devoir décaisser une cave dans le cadre de travaux de rénovation immobilière, à Vouzon, en Sologne dans le Loir-et-Cher. C'est ainsi qu'ils tombent sur 34 lingots d'or d'une valeur d'un million d'euros, d'après Ouest France. Quelques jours plus tard, le propriétaire des lieux propose de garder la moitié de la somme et de partager le reste entre les trois ouvriers, soit 139 000 euros chacun. Un bonus est également prévu pour l'employeur, le directeur technique et le chef d'équipe. Un premier partage en 2015. Un des ouvriers n'est pas d'accord et porte l'affaire devant les tribunaux. Il obtient gain de cause en 2017: la justice estime qu'il n'y a que deux "inventeurs": l'homme au marteau piqueur et l'homme à la pelle. Le troisième ouvrier, muni d'un seau, se trouvait trop loin des lingots. Le propriétaire peut néanmoins conserver la moitié du trésor. Les trois bonus destinés aux cadres devront être remboursés. Celui qui a donné les coups de pelle fait appel de la décision, estimant qu’il est le seul à avoir découvert le trésor. Et de fait, la cour d’appel d’Orléans lui donne raison lundi. "Ça s'est joué à 15 secondes"

"Les juges ont examiné les photos, entendu les témoignages, c’est la version la plus crédible", estime dans les colonnes de Ouest France Antoine Béguin, son avocat. La Cour d’appel considère "que ce travail en commun n’avait pas pour finalité de découvrir un trésor", et donc qu’il n’existait pas de "notion de co-inventeurs d’un trésor". Par conséquent, "l’inventeur est celui qui le premier a rendu le trésor visible". "Ça s’est joué à quinze secondes", conclut l’avocat, toujours auprès du quotidien régional. "Mon client a gratté les morceaux de béton, posé la main sur une boite. Ça fait de lui un inventeur."


23/07/2019 = Comment acheter de l’or physique et quels produits choisir ?

CHOIX  Il y a quatre mois, CPoR Devises nous faisait part du manque d’intérêt des Français pour l’or physique. Sans doute fébriles à l’approche d’une élection présidentielle où rien n’est joué d’avance, « les particuliers, depuis début janvier, sont redevenus acheteurs net », constate François de Lassus, porte-parole de l’opérateur, qui gère les transactions sur l’or physique pour le compte des banques.

PASSAGE D’ORDRES : Traditionnellement, les Français ont toutefois moins d’appétit pour le métal que leurs voisins d’outre-Rhin, plus sensibles à la protection contre l’inflation. Sans compter une fiscalité plus avantageuse, puisque la revente, à moins qu’elle ne soit réalisée dans l’année qui suit l’achat, n’est pas taxée en Allemagne. Dans la pratique, sachez que tous les réseaux bancaires proposent à leurs clients l’achat et la vente d’or, mis à part La Banque Postale. Comme les transactions sont relativement rares, mieux vaut arriver au bureau de votre conseiller, souvent peu rodé à l’exercice, en ayant une idée précise des produits dans lesquels vous souhaitez investir. CPoR Devises, qui publie les cours de référence, a développé un outil en ligne pour faciliter les pas­sages d’ordres, informant des produits disponibles et de leur prix. Si la commande est réalisée avant midi, l’ordre est passé au cours du jour. Après midi, le cours du lendemain s’ap­plique. Même règle à la revente. Une commission d’environ 2 % est prélevée par la banque à ­chaque transaction. Vous avez alors le choix de demander une livraison en agence (ce qui peut prendre quelques jours selon la localisation), pour garder votre trésor dans un coffre à la banque, ou à domicile. Dans ce dernier cas, votre assurance peut exiger que vous disposiez d’un coffre-fort et d’une alarme. Un coût à prendre en compte.

CONSERVATION : Autrement, vous pouvez demander la conservation, assurée par CPoR Devises pour l’ensemble des réseaux ban­caires, moyennant des droits de garde de l’ordre de 2 % par an. Commissions et droits de garde sont susceptibles d’être ­négociés. La banque doit fournir un bulletin d’essai comprenant le poids du lingot, son titre (995 ou 999, correspondant à la quantité d’or fin), son numéro et la signature de l’essayeur (le professionnel qui authentifie le lingot). Même règle dans les boutiques de change, où il n’est possible de payer en espèces que jusqu’à 1.000 €. Le professionnel ne peut, de son côté, racheter votre or en cash, quel que soit le montant.

FAIBLES PRIMES : Lingot de 1 kilo ? Lingotin ? Pièces ? Le choix du produit dépend, bien sûr, de votre budget, mais il faut également prendre garde à la prime : en période de forte demande, lingotins et pièces peuvent se payer avec une prime significative par rapport à leur poids en or fin. La taille du produit peut aussi entrer en jeu car, plus il est petit, plus le coût de fabrication relatif est élevé. Pour un lingot qui cote 38.240 €, la prime sur les lingotins de 20 à 250 grammes s’établit entre 2 et 3 % et approche 1 % pour le 500-grammes, ce qui est loin d’être excessif. A noter que le lingotin once (qui pèse donc une once d’or, soit environ 31 g) se négocie même avec une décote de 3 % !

L’échelle est plus large pour les pièces d’or. Celle de 10 $, à 610 €, affiche une prime d’environ 9 %, celle de 5 $ 14 % ! « La demande est traditionnellement soutenue par des marchands américains qui achètent des pièces en France pour les revendre aux Etats-Unis, en particulier quand le prix de l’or en dollars est à la baisse », explique François de Lassus. La prime sur le napoléon est, en revanche, très limitée, à environ 2 %. « En 2011, elle était montée à 20 % ! », rappelle-t-il. Une opportunité pour les nouveaux investisseurs.


22/07/2019 = Prévisions du prix de l'or - Les marchés de l'or s'effondrent pour tester la ligne de tendance

Les marchés de l’or se sont initialement redressés au cours de la séance de négociation jeudi, puis se sont retournés pour s’effondrer vers la ligne de tendance haussière. Il s’agit d’un marché très haussier, mais il semble que nous sommes en train de perdre notre élan.

Les marchés de l’or ont initialement tenté de remonter au cours de la séance de négociation jeudi, mais ils ont ensuite rendu tous les gains alors que nous nous effondrions dans la tendance haussière. À ce stade, le marché semble pouvoir rompre cette tendance haussière, mais je ne suis pas trop inquiet car je vois une tonne de soutien en dessous. Le niveau de 1400 $ devrait être favorable, et atteindre au moins le niveau de 1390 $ par la suite. En fin de compte, il s’agit d’un marché très haussier et, par conséquent, je pense qu’un repli à court terme est probablement assez sensé et nous donne l’occasion de prendre un peu de valeur. En regardant ce graphique, je soupçonne que l'EMA de 50 jours va également atteindre ce niveau de soutien, il est donc probable que les acheteurs pourraient s'impliquer. Le scénario alternatif, bien sûr, est que nous dépassons le seuil normal qui devrait ouvrir la porte au niveau de 1450 $. Une cassure au-dessus pourrait faire basculer ce marché vers le niveau de 1 500 dollars, ce qui, je pense, finira par se produire. Cela étant dit, il est un peu difficile d'imaginer un scénario dans lequel les gens sont prêts à se lancer et à acheter une tonne d'or avant le week-end. Je pense qu’à ce stade, une simple attitude attentiste est probablement la meilleure façon de procéder. Toutes choses étant égales par ailleurs, j'aime bien acheter de l'or, mais je reconnais également qu'il est nécessaire de consolider une partie de ses gains avant de passer à la hausse.


21/07/2019 = Marché de l'or prévu pour un rallye "explosif"

( Kitco News ) - L’or a un autre rassemblement à venir, selon Todd Horwitz, stratège en chef de BubbaTrading.com. «Tout est en train de se préparer pour une autre grande hausse [en or] et le prochain grand test sera de remporter 1 450 $. Si nous pouvons atteindre 1 450 dollars, je pense que nous sommes en route pour atteindre 1 500 dollars », a-t-il déclaré. Le prix de l’or au comptant a atteint 1 444,70 dollars l’once jeudi. Sur l'argent, Horwitz a déclaré que les prix sont une offre si les niveaux clés sont cassés. "Si cette évasion peut continuer, nous pouvons libérer 16 ou 16,20 $, alors je pense que nous sommes sur la bonne voie pour atteindre 17 $. Ensuite, si nous pouvons réussir, je pense que vous êtes sur votre chemin vers 20 $", Horwitz a déclaré à Kitco News. Horwitz a noté que l'argent avait été sous-évalué par rapport à l'or, mais les marchés en ont pris connaissance et ont poussé les prix à la hausse récemment. "Si vous regardez les deux graphiques côte à côte, l'argent semble avoir fait faillite par rapport à l'or, mais tout à coup, l'argent a attrapé une offre et semble vouloir aller plus haut", a-t-il déclaré.


20/07/2019 = L’or chute d’un record d’une semaine sur des données américaines solides

L’or a ralenti jeudi après avoir culminé à un pic d’une semaine, la vigueur de la conjoncture économique américaine compensant la décision de la Banque centrale européenne d’adopter une politique monétaire accommodante, les investisseurs se concentrant sur la réunion de la Réserve fédérale américaine qui se tiendra la semaine prochaine. L’or au comptant était en baisse de 0,72% à 1 415,51 $ l’once. Les contrats à terme sur l’or américain ont reculé de 0,55% pour s’établir à 1 415,6 $. Auparavant, les prix avaient grimpé de 0,5% pour atteindre 1 433,46 dollars, un plus haut en une semaine, après que la BCE a laissé ses taux directeurs inchangés, le chef de la banque soulignant la nécessité d’un “important plan de relance monétaire”. “L’or s’est vendu aux bonnes nouvelles aux États-Unis avec le fait que nous allons assister à la réunion de la Fed la semaine prochaine”, a déclaré Bob Haberkorn, stratège principal du marché chez RJO Futures. Le nombre de demandes hebdomadaires de chômage aux États-Unis est tombé à son plus bas niveau en trois mois la semaine dernière, signe de la vigueur du marché du travail, tandis que les nouvelles commandes de biens d’équipement clés fabriqués aux États-Unis ont augmenté de 1,9% en juin. «Cependant, ces deux chiffres passeront au fil des jours et les traders seront de nouveau concentrés sur la Fed la semaine prochaine. Les gens veulent attendre longtemps avant la réunion », a déclaré Haberkorn. Les acteurs du marché se tournent maintenant vers la réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine qui se tiendra les 30 et 31 juillet, au cours de laquelle elle devrait réduire son taux d’intérêt d’au moins 25 points de base. «Les difficultés économiques mondiales actuelles et le penchant dovish des banques centrales à l’échelle mondiale sont l’un des environnements les plus favorables pour l’or», ont déclaré des analystes de Bank of America Merrill Lynch. “Si la banque centrale américaine déçoit au sujet des baisses de taux, l’or pourrait baisser rapidement, avec une volatilité potentiellement exacerbée par des positions longues élevées.” Parmi les autres métaux précieux, le palladium au comptant a progressé de 0,1% à 1 541,09 dollars l’once, tandis que le platine a fléchi de 0,5% à 871,22 dollars, après avoir atteint son plus haut niveau en près de trois mois plus tôt dans la séance. Les gains en platine sont dus à la recherche de bonnes affaires car ils sont moins chers que l’or d’environ 550 dollars, les traders en profitant pour réduire l’écart entre les deux, a ajouté Haberkorn de RJO. L’argent a glissé de 0,6% à 16,50 $ l’once. Il a progressé d’environ 16% depuis le creux de 14,25 dollars atteint près de six mois fin mai. “L’élément clé qui a alimenté le récent rallye de l’argent est le niveau tendu du ratio or / argent, qui laissait penser à de nombreux traders que l’argent était bon marché par rapport à l’or”, a déclaré Carsten Menke, analyste de Julius Baer, ​​ajoutant que la prise de profit était se produisant maintenant.


19/07/2019 = L’or offre aujourd’hui une meilleure protection que les obligations.

Les experts de la banque suisse Lombard Odier rappellent que l’or est au plus haut depuis 6 ans. En cas de tensions géopolitiques ou financières, ils pensent que la barre des 15000 dollars l’once pourrait être atteinte.

«L’or a grimpé à son plus haut niveau sur six ans, principalement en raison de l’assouplissement monétaire américain à venir, de l’affaiblissement du dollar et du regain de tensions entre les États-Unis et la Chine dans un premier temps, puis entre les États-Unis et l’Iran, expliquent les experts de la banque suisse Lombard Odier. Autant de facteurs qui ont fait affluer les investisseurs vers les valeurs refuges». 

Ils rappellent que leurs portefeuilles présentent «une exposition longue à l’or, position mise en œuvre en janvier puis renforcée en avril dans les comptes hors dollars, c’est-à-dire à un moment où l’or s’échangeait encore à moins de 1300 dollars l’once». Aux niveaux actuels, ils pensent qu’il «convient de réévaluer la thèse d’investissement sur l’or, à la lumière notamment des ajustements apportés à notre scénario de base après le sommet du G20». L’or reste à leurs yeux «une couverture de choix dans un portefeuille multi-actifs. En effet, alors que les espoirs d’un redressement rapide du commerce s’estompent et que des baisses de taux de la Fed se dessinent, le dollar devrait continuer de se déprécier et les investisseurs seront amenés à poursuivre leur quête d’alternatives aux rendements obligataires négatifs». Dans un scénario de tensions géopolitiques et/ou financières, ils considèrent que «la barre des 1500 dollars l’once pourrait facilement être atteinte». Conclusion stratégique de Lombard Odier: le métal jaune constitue une couverture efficace en cas de turbulences des marchés d’actions. Considérant que la protection offerte par les obligations gouvernementales en dehors des États-Unis n’est plus adéquate, la plupart des rendements étant désormais en territoire négatif, ils recommandent de conserver une exposition à l’or, particulièrement dans les comptes non libellés en dollars.


17/07/2019 = L’or décolle, la baisse des taux d’intérêt de la banque centrale des Etats-Unis se précise

Les espoirs d’un prochain net abaissement du taux directeur de la Fed font décoller les prix de l’or.

L’or flambe. Le cours de l’once a bondi de 1,3% jeudi - soit une envolée de 2,7% en cumul sur les deux dernières séances -, porté par les déclarations du président de la Réserve fédérale (ou Fed, banque centrale des Etats-Unis) de New York. En effet, face à une inflation faible, John Williams a laissé la porte ouverte à une action préventive forte sur les taux d’intérêt. Il a estimé que même quand les taux directeurs étaient proches de zéro, il ne fallait pas forcément "garder ses cartouches au sec". Des propos qui ont ravivé les espoirs d'un abaissement de 0,5 point du taux directeur de la Fed fin juillet.

Selon la Réserve fédérale de Cleveland, la probabilité d’une récession dans les 12 prochains mois aux Etats-Unis est désormais de 37,8%, “un niveau qui n’a plus été atteint depuis août 2008, un mois avant la faillite de Lehman Brothers”, soulignait dernièrement Laurent Schwartz, directeur du Comptoir National de l'Or, spécialiste de l'or d’investissement et de l’expertise de bijoux. Les signes de ralentissement économique se sont multipliés ces derniers mois, au point que la Fed a opéré un renversement de sa politique monétaire. Un abaissement du taux directeur de la Fed serait de nature à peser sur les taux d’intérêt réels (les taux d’intérêt diminués de l’inflation). Or, le métal jaune à tendance à bien se comporter dans les phases de baisse des taux réels. En effet, l’or est un placement qui ne génère pas de revenu et bénéficie ainsi d’arbitrages favorables quand les taux réels diminuent. Il tend donc traditionnellement à évoluer à l’inverse de ces derniers… L'or a "une des configurations haussières de moyen terme les plus puissantes à l’heure actuelle sur les principaux actifs suivis par les investisseurs", juge Nicolas Chéron, responsable de la recherche marchés chez Binck.fr. "Le métal jaune profite particulièrement des politiques monétaires accommodantes des banques centrales, faisant tomber les rendements des obligations à des niveaux records, rendant ainsi l’or attractif dans une optique de diversification. Les banques centrales sont particulièrement actives sur cet actif refuge depuis plusieurs trimestres, les cours sont enfin sortis par le haut d’une zone de congestion de 6 années passées sous les 1365 dollars, et le mouvement haussier de long terme ne fait peut être que débuter", relève l'expert. Dans les semaines à venir, il faudra suivre la sortie du range 1385 - 1440 dollars, selon lui.

Les probabilités jouent en faveur des acheteurs mais il faudra attendre des signaux confirmés en clôture pour valider l’un ou l’autre des scénarios, recommande-t-il. "Notons par ailleurs que le ratio gold/silver, l’or comparé à l’argent, semble se retourner après avoir atteint des records de 50 ans. Les acheteurs de métaux pourraient possiblement se porter sur l’argent, parfois plus volatil dans les phases d’accélérations haussières, comme entre 2009 et 2011", indique l'expert.


13/07/2019 = La Pologne acquiert 100 tonnes d'or et devient le plus gros acheteur de métal précieux en 2019

(BFM Bourse) - La nouvelle a surpris le marché aurifère par son ampleur. La Pologne vient en effet d'annoncer l'acquisition de 100 tonnes d'or en juin, une opération qui propulse la banque centrale polonaise en tête du classement des institutions acheteuses d'or en 2019, devant la Russie et la Chine.

La ruée vers l'or des banques centrales suit son cours. Début février, déjà, nous soulignions que les achats d'or des institutions monétaires avaient renoué, en 2018, avec des niveaux qui n'avaient plus été observés depuis 1967. Sur fond d'incertitudes géopolitiques, l'appétit des banques centrales pour le métal jaune ne se dément pas. Mercredi, c'est la Pologne qui a pris de court le marché de l'or en révélant avoir acheté 100 tonnes d'or en juin, propulsant le pays d'Europe de l'est en tête du classement des banques centrales acheteuses d'or en 2019, devant la Russie et la Chine.

Revenu à son sommet de 2013, l'or souffre encore de la comparaison avec les actions

La Pologne porte ainsi à 228 tonnes ses réserves de métal jaune, qui ont ainsi plus que doublé en un an, indique le Comptoir national de l'or. Ce spécialiste français précise que ce stock d'or place la Pologne en 22e position des États disposant des plus grandes réserves. Le communiqué de la banque centrale polonaise (la Narodowy Bank Polski) évoque logiquement des motivations de diversification de ses réserves de change, grâce à un actif qui constitue "une sorte d’ancrage de confiance, notamment en période de tension et de crise". "Mais plus surprenant, relève le Comptoir national de l'or, le communiqué insiste sur la remontée de la Pologne au classement des banques centrales détentrices d’or et met en avant son positionnement comme "premier pays d’Europe de l’Est"". Avant cet achat, développe la société spécialiste du marché aurifère, le pays se classait au 21e rang mondial pour ses réserves de change et seulement à la 34e place pour ses réserves d’or. Une situation désormais corrigée. Enfin, la banque centrale annonce le rapatriement dans ses propres coffres de la moitié des réserves d’or actuellement détenues en son nom par la banque d’Angleterre (environ 100 tonnes). "Tout ceci illustre parfaitement, si besoin en était, que l’or est un instrument d’affirmation de la souveraineté" conclut Laurent Schwartz, le président du Comptoir national de l'or.


12/07/2019 = Montée des cours de l’or: faut-il vendre, acheter, ou conserver ses lingots?

Les livrets d'épargne ? Anémiés. Les assurances-vie ? Asséchées. Malgré les manques de rendement des deux placements préférés des Français, les épargnants rechignent à prendre des risques pour doper leur épargne. Les Français, ainsi, boudent toujours la Bourse. En 2019, seulement 15% des épargnants y investissaient, et à peine plus (19%) se déclaraient prêts à le faire un jour, d’après un sondage Odoxa –LinXea - Les Echos.

Dans ce contexte, l’or, valeur refuge par excellence, a de solides arguments pour séduire les investisseurs frileux. Le timing est idéal: le cours du métal a fortement grimpé ces dernières semaines. Début juillet, l’once se stabilisait autour de 1.400 dollars. Un seuil inédit depuis 2013. Un mois plus tôt, le cours stagnait en-dessous des 1.300 dollars. Une telle fluctuation est rare pour le métal précieux.

Un contexte porteur : Pourquoi le cours de l’or monte-t-il ? Pour comprendre, il faut d’abord regarder du côté des politiques monétaires. Au mois de juin, la BCE en Europe, puis la FED aux Etats-Unis, ont ouvert la voie à une période durable de taux directeurs bas. Ces politiques d’argent pas cher favorisent historiquement l’attractivité de l’or. Lorsque les taux d'intérêt remontent, en effet, l'or perd de son attractivité car les investisseurs se ruent plutôt sur les obligations d'Etat ou d'autres actifs dont le rendement est lié aux taux d'intérêt. "Ces décisions sont vraiment les catalyseurs du marché", appuie Laurent Schwartz, directeur du Comptoir national de l'or. Dans cet environnement, le cours du métal pourrait poursuivre son ascension pendant plusieurs mois. C’est en tout cas ce qu’estime probable Jean-François Faure, président fondateur d’AuCOFFRE.com. "Un plafond de 1.400 dollars l‘once existait pour le cours de l‘or. Si le contexte n’évolue pas, on peut très bien imaginer que ce plafond se transforme en plancher", envisage-t-il.

Ensuite, le cours de l’or est influencé par les guerres commerciales, en particulier les tensions sino-américaines. Les incertitudes sur la croissance mondiale, et les tensions dans le Golfe Persique pèsent aussi. Ces sources d’inquiétudes poussent nombre d’épargnants...


11/07/2019 = Once d’or : le cours de l’or consolide sur 1400$... pour peut-être mieux repartir à la hausse

Le cours de l'or a reculé mais n'a pas rompu ses premiers niveaux de supports techniques.

Sujets évoqués dans cette analyse du cours de l'or

  •     Le cours de l’or a consolidé, subissant le rebond du dollar américain après le bon rapport NFP
  •     L’once d’or sera exposée cette semaine à la Réserve Fédérale et aux chiffres de l’inflations américains
  •     Le cours de l’or s’est replié mais reste encore soutenu par un double support technique situé à 1 400$

Le cours de l’or a consolidé, subissant le rebond du dollar américain après le bon rapport NFP. Le cours de l’or a conclu vendredi une septième semaine consécutive haussière, quoiqu’à un niveau inférieur que la clôture hebdomadaire précédente. Le cours de l’or s’est effectivement tassé, reprenant son souffle après un remarquable rallye haussier initié lors de la seconde moitié de mai. L’once d’or a semblé fragilisée par le net rebond d’un dollar soutenu par la macro-économie américaine. Annonçant vendredi la création de 224 000 emplois non-agricoles, chiffre nettement supérieur aux 160 000 attendus par le consensus, le rapport NFP a affaibli un cours de l’or inversement corrélé au billet vert. L’once d’or est retombée sur 1 400$ malgré la décevante stagnation du rythme de l’évolution salariale à 3,1%.

En dépit du rebond du taux de chômage à 3,7%, ces données semblent refroidir les spéculations les investisseurs, vis-à-vis du cours de l’or notamment, sur l’intensité des mesures accommodantes que pourrait adopter la Fed cette année. Le cours de l’or reste ainsi exposé au risque d’une politique moins expansionniste que prévue, le scénario le plus probable selon le Groupe CME étant une réduction des taux de 50 points de base cette année. Après un jour férié aux Etats-Unis jeudi dernier, la volatilité sur l’once d’or pourrait remonter progressivement cette semaine. Les Minutes de la Fed attendues mercredi et les auditions de Jerome Powell devant les Chambres du Congrès pourraient orienter le cours de l’or. L’once d’or pourrait également être influencée par l’inflation américaine prévue jeudi. Sur le plan de l’analyse technique, le cours de l’or a consolidé après avoir enregistré un sommet à 1 436$, sans pour autant casser ses supports. Le cours de l’or reste en effet soutenu par un double support composé d’une droite de tendance haussière partant du creux de mai, et du seuil psychologique à 1 400$. Ainsi, un rebond sur ces niveaux me parait envisageable, l’once d’or se redirigerait alors vers les 1 436$ et 1 475$, résistance apparente en données hebdomadaires. Une rupture de ce niveau invaliderait ce scénario et pourrait permettre à l’once d’or de solliciter les 1 380$ et les 1 363$.


10/07/2019 = Un fromager de Clichy glisse un lingot d'or dans un crémeux

Le lingot, d’une valeur de 250 euros, est à trouver avant la fin du mois.

Après les lingots d’or cachés dans des escape games, voici le lingot d’or caché dans du fromage. Le patron du Bélisson à Clichy, Michaël Belissa, a décidé de lancer un défi à ses clients : trouver un lingot d’or de 5g et d’une valeur de 250 euros dans l’un des "petit Marcel" créés par le fromager. Une initiative lancée pour marquer l’anniversaire de son fils. Michaël Belissa explique ainsi dans les colonnes du Parisien : "J’ai créé ce fromage, un crémeux de vache à la truffe d’été, il y a deux ans à la naissance tant espérée de mon fils Marcel. Je voulais marquer son anniversaire en faisant quelque chose de spécial et en partageant avec mes clients".

Le prix est donc caché dans l’un de ces fromages vendus dans la boutique de la place des Martyrs. Le produit est vendu 8,95 euros pièce et fait partie des best-sellers de ce fromager qui figure désormais dans le guide Gault et Millau. En 2018, 2.000 petit Marcel se sont vendus. Le nouveau défi lancé par Michaël Belissa devrait permettre de booster un peu plus les ventes de ce fromage qui se déguste à la cuillère.

Bélisson n’est pas le premier à mettre en place ce type d’opération en France. En juin dernier, une chaîne d’escape game a lancé un défi du même genre : elle a caché 15 petits lingots d’une valeur de 380 euros chacun dans ses deux salles de jeu situées à Nancy et à Jouy-aux-Arches près de Metz. L’opération est toujours en cours et doit durer jusqu’au 31 décembre. Un décompte est mis en place sur le site internet d’Escape Hunt pour vous indiquer le nombre de lingots d’or restants à trouver. Pour le moment, les 8 lingots cachés dans la salle de Nancy sont toujours en jeu et un lingot a été trouvé dans la salle de Jouy-aux-Arches, sur les 7 petits pains disponibles dans cet escape game.

Entre fromage et défi, certains pourront donc miser sur la chance cet été pour tenter de gagner de l’argent. Une méthode qui peut s’avérer payante, en 2015, trois ouvriers avaient trouvé 34 lingots d’or d’une valeur totale d’un million d’euros grâce à un coup de pelle sur un chantier.


08/07/2019 à 13:06 =  Importante baisse de l'or.

Ce vendredi 5 Juillet, les ETFs liés à l'or ont enregistré une importante baisse de -1,63% en moyenne.

 les ETFs liés à l'or ont enregistré une importante baisse de -1,63% en moyenne. Après un rallye haussier qui dure depuis la fin du mois de Mai et qui a vu le métal précieux s'envoler de plus de 10%, le segment subit un coup d'arrêt significatif. Cette baisse s'explique par des éléments économiques : le rendement des obligations d'état américaines a sensiblement augmenté, ce qui rend le dollar américain plus attractif pour les investisseurs. Une devise attractive correspond à une devise forte, et en conséquence, comme l'or est généralement côté en dollar, la demande a baissé et les prix ont aussi logiquement baissés. Néanmoins, les analystes voient l'or s'apprécier encore durant l'année, certains allant même jusqu'à dire qu'il pourrait atteindre $2000 l'once à la fin de l'année (il est actuellement à $1405). Depuis le début de l'année, le métal précieux est en hausse de +8,80% en moyenne, et a enregistré une collecte de $3 milliards sur le marché primaire. 42 ETFs répliquent 12 indices liés à l'or, et ils regroupent un total de $67,73 milliards d'actifs sous gestion.

 

8/07/2019 à 10:34 = Once d’or : le cours de l’or consolide sur 1400$... pour peut-être mieux repartir à la hausse

Le cours de l'or a reculé mais n'a pas rompu ses premiers niveaux de supports techniques.

    Le cours de l’or a consolidé, subissant le rebond du dollar américain après le bon rapport NFP. L’once d’or sera exposée cette semaine à la Réserve Fédérale et aux chiffres de l’inflations américains. Le cours de l’or s’est replié mais reste encore soutenu par un double support technique situé à 1 400$. Le cours de l’or a consolidé, subissant le rebond du dollar américain après le bon rapport NFP. Le cours de l’or a conclu vendredi une septième semaine consécutive haussière, quoiqu’à un niveau inférieur que la clôture hebdomadaire précédente. Le cours de l’or s’est effectivement tassé, reprenant son souffle après un remarquable rallye haussier initié lors de la seconde moitié de mai. L’once d’or a semblé fragilisée par le net rebond d’un dollar soutenu par la macro-économie américaine. Annonçant vendredi la création de 224 000 emplois non-agricoles, chiffre nettement supérieur aux 160 000 attendus par le consensus, le rapport NFP a affaibli un cours de l’or inversement corrélé au billet vert. L’once d’or est retombée sur 1 400$ malgré la décevante stagnation du rythme de l’évolution salariale à 3,1%.  

L’once d’or sera exposée cette semaine à la Réserve Fédérale et aux chiffres de l’inflations américains. En dépit du rebond du taux de chômage à 3,7%, ces données semblent refroidir les spéculations les investisseurs, vis-à-vis du cours de l’or notamment, sur l’intensité des mesures accommodantes que pourrait adopter la Fed cette année. Le cours de l’or reste ainsi exposé au risque d’une politique moins expansionniste que prévue, le scénario le plus probable selon le Groupe CME étant une réduction des taux de 50 points de base cette année. Après un jour férié aux Etats-Unis jeudi dernier, la volatilité sur l’once d’or pourrait remonter progressivement cette semaine. Les Minutes de la Fed attendues mercredi et les auditions de Jerome Powell devant les Chambres du Congrès pourraient orienter le cours de l’or. 

Notre guide prévisionnel once d’or du 3ème trimestre est sur le point d’arriver ! Téléchargez gratuitement tous nos guides prévisionnels et éducatifs ici. Le cours de l’or s’est replié mais reste encore soutenu par un double support technique situé à 1 400$. L’once d’or pourrait également être influencée par l’inflation américaine prévue jeudi. Sur le plan de l’analyse technique, le cours de l’or a consolidé après avoir enregistré un sommet à 1 436$, sans pour autant casser ses supports. Le cours de l’or reste en effet soutenu par un double support composé d’une droite de tendance haussière partant du creux de mai, et du seuil psychologique à 1 400$. Ainsi, un rebond sur ces niveaux me parait envisageable, l’once d’or se redirigerait alors vers les 1 436$ et 1 475$, résistance apparente en données hebdomadaires. Une rupture de ce niveau invaliderait ce scénario et pourrait permettre à l’once d’or de solliciter les 1 380$ et les 1 363$.


Placement financier: les atouts et les risques d’un investissement dans l’or

 ARGENT Valeur refuge pour beaucoup d’épargnants en mal de rentabilité, l’investissement dans l’or fait miroiter de beaux rendements. Mais il ne tient pas forcément toujours ses promesses

Lorsque les marchés financiers ont la bougeotte, bon nombre d’investisseurs se tournent vers l’or, dont le cours ne varie pas toujours dans le même sens. Alors que l’année 2018 a été agitée au niveau mondial, le métal jaune a ainsi connu un rebond spectaculaire à partir d’octobre. Et, selon les experts, l’embellie devrait durer. Fin mai 2019, l’once d’or (l’unité de mesure utilisée) atteignait ainsi 1.171,87 euros, de quoi séduire les épargnants. Avant de se lancer, il faut toutefois prendre quelques précautions.

Accepter les risques : Si le cours de l’or ne suit pas forcément celui des autres marchés, il évolue lui aussi au gré de l’offre et de la demande, de même qu’en fonction des niveaux des grandes devises internationales, et notamment du dollar américain. Autant de facteurs qui entraînent une forte volatilité. En d’autres termes, la valeur de l’or peut facilement faire les montagnes russes en accusant des hausses et des baisses importantes. Lors des dernières années, le cours est ainsi descendu jusqu’à 916 euros l’once en octobre 2014 et a culminé à plus de 1.230 euros en juin 2016. Pour autant, comme le confirme l’Autorité des marchés financiers (AMF), « une volatilité élevée s’accompagne généralement d’une espérance de rendement intéressante », bien que ce dernier ne soit jamais garanti. Encore faut-il pour cela savoir rester zen lorsque son investissement accuse une baisse brutale de 10 %, et ne surtout pas s’empresser de tout revendre. Ce type d’épargne doit au contraire être envisagé à long terme, au moins sur cinq ans et dans l’idéal sur dix ans ou plus, puisque les chances de rendement augmentent avec la durée de placement.

 

Pourquoi le cours de l’or flambe-t-il ?

Le cours de l'or, valeur refuge par excellence, a atteint en quelques semaines son plus haut depuis trois mois et demi. La faute, notamment, à un regain de tensions sur le front commercial, et à un attrait des banques centrales inédit depuis près de cinquante ans. Aujourd'hui, si vous souhaitez acheter une once d'or, soit environ 28 grammes, il vous en coûtera 1.240 euros. Et pour un lingot d'1 kilo, il vous faudra débourser 38.270 euros, contre 37.010 euros il y a deux mois tout juste. Car sur le seul mois de mai, le cours du précieux métal a grimpé de 6%, renouant avec son plus haut depuis fin février… Et ce n'est pas vraiment une surprise.

L'or porté par la peur : Ce n'est pas un hasard si l'on parle souvent de valeur refuge. Plus la situation économique paraît agitée, plus l'or en profite pour briller. Outre le Brexit et ses conséquences, c'est sans aucun doute la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine qui inquiète le plus les investisseurs, alors que les négociations entre les deux superpuissances sont au point mort depuis un mois. "La principale menace" pesant sur l'économie mondiale "provient des tensions commerciales persistantes", a ainsi souligné dimanche Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), à l'issue du G20 Finances, qui se déroulait au Japon. 

Ajoutez à cela la mauvaise situation budgétaire de l’Italie, la tension géopolitique dans le Golfe persique entre les États-Unis et l’Iran, mais aussi le fort risque de récession mondiale d'ici à trois trimestres anticipé par Morgan Stanley - si le conflit sino-américain s'aggrave encore – et vous obtenez un cocktail détonnant pour les marchés, qui aiment dès lors se tourner vers l'or. Cela avait notamment été le cas à l'occasion de la crise financière de 2008. Un dollar qui s'affaiblit : Face à ces tensions géopolitiques et commerciales, le repli du dollar reste limité, avec une baisse globale de 1% de sa valeur depuis le début du mois. Mais la dépendance au billet vert est de plus en plus questionnée par certains dirigeants ces dernières semaines, du chef de l'État russe Vladimir Poutine au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Cherchant à diversifier leurs réserves de change, les banques centrales se ruent ainsi vers l'or. En 2018, les instituts monétaires ont acheté 657 tonnes du métal préicieux, un bond de 74% par rapport à l'année précédente. "Il s’agit du volume d’achats le plus important enregistré depuis 1971 et la fin de la convertibilité-or du dollar", précise auprès du journal Le Monde Natalie Dempster, directrice générale en charge des banques centrales et des politiques publiques au Conseil mondial de l’or (CMO). Au rang des plus gros acheteurs, on retrouve la Russie (274,3 tonnes), le Kazakhstan (50,6 tonnes), la Hongrie (28,4), la Pologne (25,7) et la Chine (10 tonnes). Au mois de mai, les banques centrales détenaient d'ailleurs 20% du stock d'or de la planète.

Une conjoncture américaine compliquée : L'état de l’économie américaine devrait aussi bénéficier au métal jaune dans les prochaines semaines. Vendredi, l'annonce d'un net ralentissement du marché du travail outre-Atlantique, en deçà des attentes, a propulsé l'once d'or au plus près de son plus haut niveau de l'année. Deux jours plus tôt, des chiffres décevants de créations d'emplois dans le secteur privé américain avaient déjà fait prendre près de 1,4 % à l'or en une seule séance. Des chiffres qui renforcent la possibilité de voir la Réserve fédérale américaine baisser ses taux directeurs, après un cycle de plus trois ans de hausse. Une hausse de la demande indienne : Jusqu'où la hausse du cours de l'or se poursuivra-t-elle ? Une chose est sûre, le lingot devrait rester fort ces prochains mois, notamment en raison de la demande indienne. En avril et mai, les importations du  deuxième plus grand pays consommateur ont bondi de 74% par rapport à la même période l'an passé, selon Bloomberg. Et ces achats pourraient encore augmenter, alors que la saison des mariages débute en fin d'année.

Faut-il investir ? Selon un sondage réalisé le mois dernier par OpinionWay pour Aucoffre.com, 73% des épargnants français interrogés estiment que l'or constitue une solution d’épargne pertinente pour protéger leurs économies. Mais l'or n'est pas rémunérateur comme peut l'être une assurance-vie, par exemple. Il ne sert pas non plus à financer l'investissement des entreprises. Enfin, il coûte cher en conservation. Même si son cours poursuit sa hausse, il ne paraît donc pas aujourd'hui très pertinent d'investir.