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News du jour


 

19/07/2019 = L’or offre aujourd’hui une meilleure protection que les obligations.

Les experts de la banque suisse Lombard Odier rappellent que l’or est au plus haut depuis 6 ans. En cas de tensions géopolitiques ou financières, ils pensent que la barre des 15000 dollars l’once pourrait être atteinte.

«L’or a grimpé à son plus haut niveau sur six ans, principalement en raison de l’assouplissement monétaire américain à venir, de l’affaiblissement du dollar et du regain de tensions entre les États-Unis et la Chine dans un premier temps, puis entre les États-Unis et l’Iran, expliquent les experts de la banque suisse Lombard Odier. Autant de facteurs qui ont fait affluer les investisseurs vers les valeurs refuges». 

Ils rappellent que leurs portefeuilles présentent «une exposition longue à l’or, position mise en œuvre en janvier puis renforcée en avril dans les comptes hors dollars, c’est-à-dire à un moment où l’or s’échangeait encore à moins de 1300 dollars l’once». Aux niveaux actuels, ils pensent qu’il «convient de réévaluer la thèse d’investissement sur l’or, à la lumière notamment des ajustements apportés à notre scénario de base après le sommet du G20». L’or reste à leurs yeux «une couverture de choix dans un portefeuille multi-actifs. En effet, alors que les espoirs d’un redressement rapide du commerce s’estompent et que des baisses de taux de la Fed se dessinent, le dollar devrait continuer de se déprécier et les investisseurs seront amenés à poursuivre leur quête d’alternatives aux rendements obligataires négatifs». Dans un scénario de tensions géopolitiques et/ou financières, ils considèrent que «la barre des 1500 dollars l’once pourrait facilement être atteinte». Conclusion stratégique de Lombard Odier: le métal jaune constitue une couverture efficace en cas de turbulences des marchés d’actions. Considérant que la protection offerte par les obligations gouvernementales en dehors des États-Unis n’est plus adéquate, la plupart des rendements étant désormais en territoire négatif, ils recommandent de conserver une exposition à l’or, particulièrement dans les comptes non libellés en dollars.


17/07/2019 = L’or décolle, la baisse des taux d’intérêt de la banque centrale des Etats-Unis se précise

Les espoirs d’un prochain net abaissement du taux directeur de la Fed font décoller les prix de l’or.

L’or flambe. Le cours de l’once a bondi de 1,3% jeudi - soit une envolée de 2,7% en cumul sur les deux dernières séances -, porté par les déclarations du président de la Réserve fédérale (ou Fed, banque centrale des Etats-Unis) de New York. En effet, face à une inflation faible, John Williams a laissé la porte ouverte à une action préventive forte sur les taux d’intérêt. Il a estimé que même quand les taux directeurs étaient proches de zéro, il ne fallait pas forcément "garder ses cartouches au sec". Des propos qui ont ravivé les espoirs d'un abaissement de 0,5 point du taux directeur de la Fed fin juillet.

Selon la Réserve fédérale de Cleveland, la probabilité d’une récession dans les 12 prochains mois aux Etats-Unis est désormais de 37,8%, “un niveau qui n’a plus été atteint depuis août 2008, un mois avant la faillite de Lehman Brothers”, soulignait dernièrement Laurent Schwartz, directeur du Comptoir National de l'Or, spécialiste de l'or d’investissement et de l’expertise de bijoux. Les signes de ralentissement économique se sont multipliés ces derniers mois, au point que la Fed a opéré un renversement de sa politique monétaire. Un abaissement du taux directeur de la Fed serait de nature à peser sur les taux d’intérêt réels (les taux d’intérêt diminués de l’inflation). Or, le métal jaune à tendance à bien se comporter dans les phases de baisse des taux réels. En effet, l’or est un placement qui ne génère pas de revenu et bénéficie ainsi d’arbitrages favorables quand les taux réels diminuent. Il tend donc traditionnellement à évoluer à l’inverse de ces derniers… L'or a "une des configurations haussières de moyen terme les plus puissantes à l’heure actuelle sur les principaux actifs suivis par les investisseurs", juge Nicolas Chéron, responsable de la recherche marchés chez Binck.fr. "Le métal jaune profite particulièrement des politiques monétaires accommodantes des banques centrales, faisant tomber les rendements des obligations à des niveaux records, rendant ainsi l’or attractif dans une optique de diversification. Les banques centrales sont particulièrement actives sur cet actif refuge depuis plusieurs trimestres, les cours sont enfin sortis par le haut d’une zone de congestion de 6 années passées sous les 1365 dollars, et le mouvement haussier de long terme ne fait peut être que débuter", relève l'expert. Dans les semaines à venir, il faudra suivre la sortie du range 1385 - 1440 dollars, selon lui.

Les probabilités jouent en faveur des acheteurs mais il faudra attendre des signaux confirmés en clôture pour valider l’un ou l’autre des scénarios, recommande-t-il. "Notons par ailleurs que le ratio gold/silver, l’or comparé à l’argent, semble se retourner après avoir atteint des records de 50 ans. Les acheteurs de métaux pourraient possiblement se porter sur l’argent, parfois plus volatil dans les phases d’accélérations haussières, comme entre 2009 et 2011", indique l'expert.


13/07/2019 = La Pologne acquiert 100 tonnes d'or et devient le plus gros acheteur de métal précieux en 2019

(BFM Bourse) - La nouvelle a surpris le marché aurifère par son ampleur. La Pologne vient en effet d'annoncer l'acquisition de 100 tonnes d'or en juin, une opération qui propulse la banque centrale polonaise en tête du classement des institutions acheteuses d'or en 2019, devant la Russie et la Chine.

La ruée vers l'or des banques centrales suit son cours. Début février, déjà, nous soulignions que les achats d'or des institutions monétaires avaient renoué, en 2018, avec des niveaux qui n'avaient plus été observés depuis 1967. Sur fond d'incertitudes géopolitiques, l'appétit des banques centrales pour le métal jaune ne se dément pas. Mercredi, c'est la Pologne qui a pris de court le marché de l'or en révélant avoir acheté 100 tonnes d'or en juin, propulsant le pays d'Europe de l'est en tête du classement des banques centrales acheteuses d'or en 2019, devant la Russie et la Chine.

Revenu à son sommet de 2013, l'or souffre encore de la comparaison avec les actions

La Pologne porte ainsi à 228 tonnes ses réserves de métal jaune, qui ont ainsi plus que doublé en un an, indique le Comptoir national de l'or. Ce spécialiste français précise que ce stock d'or place la Pologne en 22e position des États disposant des plus grandes réserves. Le communiqué de la banque centrale polonaise (la Narodowy Bank Polski) évoque logiquement des motivations de diversification de ses réserves de change, grâce à un actif qui constitue "une sorte d’ancrage de confiance, notamment en période de tension et de crise". "Mais plus surprenant, relève le Comptoir national de l'or, le communiqué insiste sur la remontée de la Pologne au classement des banques centrales détentrices d’or et met en avant son positionnement comme "premier pays d’Europe de l’Est"". Avant cet achat, développe la société spécialiste du marché aurifère, le pays se classait au 21e rang mondial pour ses réserves de change et seulement à la 34e place pour ses réserves d’or. Une situation désormais corrigée. Enfin, la banque centrale annonce le rapatriement dans ses propres coffres de la moitié des réserves d’or actuellement détenues en son nom par la banque d’Angleterre (environ 100 tonnes). "Tout ceci illustre parfaitement, si besoin en était, que l’or est un instrument d’affirmation de la souveraineté" conclut Laurent Schwartz, le président du Comptoir national de l'or.


12/07/2019 = Montée des cours de l’or: faut-il vendre, acheter, ou conserver ses lingots?

Les livrets d'épargne ? Anémiés. Les assurances-vie ? Asséchées. Malgré les manques de rendement des deux placements préférés des Français, les épargnants rechignent à prendre des risques pour doper leur épargne. Les Français, ainsi, boudent toujours la Bourse. En 2019, seulement 15% des épargnants y investissaient, et à peine plus (19%) se déclaraient prêts à le faire un jour, d’après un sondage Odoxa –LinXea - Les Echos.

Dans ce contexte, l’or, valeur refuge par excellence, a de solides arguments pour séduire les investisseurs frileux. Le timing est idéal: le cours du métal a fortement grimpé ces dernières semaines. Début juillet, l’once se stabilisait autour de 1.400 dollars. Un seuil inédit depuis 2013. Un mois plus tôt, le cours stagnait en-dessous des 1.300 dollars. Une telle fluctuation est rare pour le métal précieux.

Un contexte porteur : Pourquoi le cours de l’or monte-t-il ? Pour comprendre, il faut d’abord regarder du côté des politiques monétaires. Au mois de juin, la BCE en Europe, puis la FED aux Etats-Unis, ont ouvert la voie à une période durable de taux directeurs bas. Ces politiques d’argent pas cher favorisent historiquement l’attractivité de l’or. Lorsque les taux d'intérêt remontent, en effet, l'or perd de son attractivité car les investisseurs se ruent plutôt sur les obligations d'Etat ou d'autres actifs dont le rendement est lié aux taux d'intérêt. "Ces décisions sont vraiment les catalyseurs du marché", appuie Laurent Schwartz, directeur du Comptoir national de l'or. Dans cet environnement, le cours du métal pourrait poursuivre son ascension pendant plusieurs mois. C’est en tout cas ce qu’estime probable Jean-François Faure, président fondateur d’AuCOFFRE.com. "Un plafond de 1.400 dollars l‘once existait pour le cours de l‘or. Si le contexte n’évolue pas, on peut très bien imaginer que ce plafond se transforme en plancher", envisage-t-il.

Ensuite, le cours de l’or est influencé par les guerres commerciales, en particulier les tensions sino-américaines. Les incertitudes sur la croissance mondiale, et les tensions dans le Golfe Persique pèsent aussi. Ces sources d’inquiétudes poussent nombre d’épargnants...


11/07/2019 = Once d’or : le cours de l’or consolide sur 1400$... pour peut-être mieux repartir à la hausse

Le cours de l'or a reculé mais n'a pas rompu ses premiers niveaux de supports techniques.

Sujets évoqués dans cette analyse du cours de l'or

  •     Le cours de l’or a consolidé, subissant le rebond du dollar américain après le bon rapport NFP
  •     L’once d’or sera exposée cette semaine à la Réserve Fédérale et aux chiffres de l’inflations américains
  •     Le cours de l’or s’est replié mais reste encore soutenu par un double support technique situé à 1 400$

Le cours de l’or a consolidé, subissant le rebond du dollar américain après le bon rapport NFP. Le cours de l’or a conclu vendredi une septième semaine consécutive haussière, quoiqu’à un niveau inférieur que la clôture hebdomadaire précédente. Le cours de l’or s’est effectivement tassé, reprenant son souffle après un remarquable rallye haussier initié lors de la seconde moitié de mai. L’once d’or a semblé fragilisée par le net rebond d’un dollar soutenu par la macro-économie américaine. Annonçant vendredi la création de 224 000 emplois non-agricoles, chiffre nettement supérieur aux 160 000 attendus par le consensus, le rapport NFP a affaibli un cours de l’or inversement corrélé au billet vert. L’once d’or est retombée sur 1 400$ malgré la décevante stagnation du rythme de l’évolution salariale à 3,1%.

En dépit du rebond du taux de chômage à 3,7%, ces données semblent refroidir les spéculations les investisseurs, vis-à-vis du cours de l’or notamment, sur l’intensité des mesures accommodantes que pourrait adopter la Fed cette année. Le cours de l’or reste ainsi exposé au risque d’une politique moins expansionniste que prévue, le scénario le plus probable selon le Groupe CME étant une réduction des taux de 50 points de base cette année. Après un jour férié aux Etats-Unis jeudi dernier, la volatilité sur l’once d’or pourrait remonter progressivement cette semaine. Les Minutes de la Fed attendues mercredi et les auditions de Jerome Powell devant les Chambres du Congrès pourraient orienter le cours de l’or. L’once d’or pourrait également être influencée par l’inflation américaine prévue jeudi. Sur le plan de l’analyse technique, le cours de l’or a consolidé après avoir enregistré un sommet à 1 436$, sans pour autant casser ses supports. Le cours de l’or reste en effet soutenu par un double support composé d’une droite de tendance haussière partant du creux de mai, et du seuil psychologique à 1 400$. Ainsi, un rebond sur ces niveaux me parait envisageable, l’once d’or se redirigerait alors vers les 1 436$ et 1 475$, résistance apparente en données hebdomadaires. Une rupture de ce niveau invaliderait ce scénario et pourrait permettre à l’once d’or de solliciter les 1 380$ et les 1 363$.


10/07/2019 = Un fromager de Clichy glisse un lingot d'or dans un crémeux

Le lingot, d’une valeur de 250 euros, est à trouver avant la fin du mois.

Après les lingots d’or cachés dans des escape games, voici le lingot d’or caché dans du fromage. Le patron du Bélisson à Clichy, Michaël Belissa, a décidé de lancer un défi à ses clients : trouver un lingot d’or de 5g et d’une valeur de 250 euros dans l’un des "petit Marcel" créés par le fromager. Une initiative lancée pour marquer l’anniversaire de son fils. Michaël Belissa explique ainsi dans les colonnes du Parisien : "J’ai créé ce fromage, un crémeux de vache à la truffe d’été, il y a deux ans à la naissance tant espérée de mon fils Marcel. Je voulais marquer son anniversaire en faisant quelque chose de spécial et en partageant avec mes clients".

Le prix est donc caché dans l’un de ces fromages vendus dans la boutique de la place des Martyrs. Le produit est vendu 8,95 euros pièce et fait partie des best-sellers de ce fromager qui figure désormais dans le guide Gault et Millau. En 2018, 2.000 petit Marcel se sont vendus. Le nouveau défi lancé par Michaël Belissa devrait permettre de booster un peu plus les ventes de ce fromage qui se déguste à la cuillère.

Bélisson n’est pas le premier à mettre en place ce type d’opération en France. En juin dernier, une chaîne d’escape game a lancé un défi du même genre : elle a caché 15 petits lingots d’une valeur de 380 euros chacun dans ses deux salles de jeu situées à Nancy et à Jouy-aux-Arches près de Metz. L’opération est toujours en cours et doit durer jusqu’au 31 décembre. Un décompte est mis en place sur le site internet d’Escape Hunt pour vous indiquer le nombre de lingots d’or restants à trouver. Pour le moment, les 8 lingots cachés dans la salle de Nancy sont toujours en jeu et un lingot a été trouvé dans la salle de Jouy-aux-Arches, sur les 7 petits pains disponibles dans cet escape game.

Entre fromage et défi, certains pourront donc miser sur la chance cet été pour tenter de gagner de l’argent. Une méthode qui peut s’avérer payante, en 2015, trois ouvriers avaient trouvé 34 lingots d’or d’une valeur totale d’un million d’euros grâce à un coup de pelle sur un chantier.


08/07/2019 à 13:06 =  Importante baisse de l'or.

Ce vendredi 5 Juillet, les ETFs liés à l'or ont enregistré une importante baisse de -1,63% en moyenne.

 les ETFs liés à l'or ont enregistré une importante baisse de -1,63% en moyenne. Après un rallye haussier qui dure depuis la fin du mois de Mai et qui a vu le métal précieux s'envoler de plus de 10%, le segment subit un coup d'arrêt significatif. Cette baisse s'explique par des éléments économiques : le rendement des obligations d'état américaines a sensiblement augmenté, ce qui rend le dollar américain plus attractif pour les investisseurs. Une devise attractive correspond à une devise forte, et en conséquence, comme l'or est généralement côté en dollar, la demande a baissé et les prix ont aussi logiquement baissés. Néanmoins, les analystes voient l'or s'apprécier encore durant l'année, certains allant même jusqu'à dire qu'il pourrait atteindre $2000 l'once à la fin de l'année (il est actuellement à $1405). Depuis le début de l'année, le métal précieux est en hausse de +8,80% en moyenne, et a enregistré une collecte de $3 milliards sur le marché primaire. 42 ETFs répliquent 12 indices liés à l'or, et ils regroupent un total de $67,73 milliards d'actifs sous gestion.

 

8/07/2019 à 10:34 = Once d’or : le cours de l’or consolide sur 1400$... pour peut-être mieux repartir à la hausse

Le cours de l'or a reculé mais n'a pas rompu ses premiers niveaux de supports techniques.

    Le cours de l’or a consolidé, subissant le rebond du dollar américain après le bon rapport NFP. L’once d’or sera exposée cette semaine à la Réserve Fédérale et aux chiffres de l’inflations américains. Le cours de l’or s’est replié mais reste encore soutenu par un double support technique situé à 1 400$. Le cours de l’or a consolidé, subissant le rebond du dollar américain après le bon rapport NFP. Le cours de l’or a conclu vendredi une septième semaine consécutive haussière, quoiqu’à un niveau inférieur que la clôture hebdomadaire précédente. Le cours de l’or s’est effectivement tassé, reprenant son souffle après un remarquable rallye haussier initié lors de la seconde moitié de mai. L’once d’or a semblé fragilisée par le net rebond d’un dollar soutenu par la macro-économie américaine. Annonçant vendredi la création de 224 000 emplois non-agricoles, chiffre nettement supérieur aux 160 000 attendus par le consensus, le rapport NFP a affaibli un cours de l’or inversement corrélé au billet vert. L’once d’or est retombée sur 1 400$ malgré la décevante stagnation du rythme de l’évolution salariale à 3,1%.  

L’once d’or sera exposée cette semaine à la Réserve Fédérale et aux chiffres de l’inflations américains. En dépit du rebond du taux de chômage à 3,7%, ces données semblent refroidir les spéculations les investisseurs, vis-à-vis du cours de l’or notamment, sur l’intensité des mesures accommodantes que pourrait adopter la Fed cette année. Le cours de l’or reste ainsi exposé au risque d’une politique moins expansionniste que prévue, le scénario le plus probable selon le Groupe CME étant une réduction des taux de 50 points de base cette année. Après un jour férié aux Etats-Unis jeudi dernier, la volatilité sur l’once d’or pourrait remonter progressivement cette semaine. Les Minutes de la Fed attendues mercredi et les auditions de Jerome Powell devant les Chambres du Congrès pourraient orienter le cours de l’or. 

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Placement financier: les atouts et les risques d’un investissement dans l’or

 ARGENT Valeur refuge pour beaucoup d’épargnants en mal de rentabilité, l’investissement dans l’or fait miroiter de beaux rendements. Mais il ne tient pas forcément toujours ses promesses

Lorsque les marchés financiers ont la bougeotte, bon nombre d’investisseurs se tournent vers l’or, dont le cours ne varie pas toujours dans le même sens. Alors que l’année 2018 a été agitée au niveau mondial, le métal jaune a ainsi connu un rebond spectaculaire à partir d’octobre. Et, selon les experts, l’embellie devrait durer. Fin mai 2019, l’once d’or (l’unité de mesure utilisée) atteignait ainsi 1.171,87 euros, de quoi séduire les épargnants. Avant de se lancer, il faut toutefois prendre quelques précautions.

Accepter les risques : Si le cours de l’or ne suit pas forcément celui des autres marchés, il évolue lui aussi au gré de l’offre et de la demande, de même qu’en fonction des niveaux des grandes devises internationales, et notamment du dollar américain. Autant de facteurs qui entraînent une forte volatilité. En d’autres termes, la valeur de l’or peut facilement faire les montagnes russes en accusant des hausses et des baisses importantes. Lors des dernières années, le cours est ainsi descendu jusqu’à 916 euros l’once en octobre 2014 et a culminé à plus de 1.230 euros en juin 2016. Pour autant, comme le confirme l’Autorité des marchés financiers (AMF), « une volatilité élevée s’accompagne généralement d’une espérance de rendement intéressante », bien que ce dernier ne soit jamais garanti. Encore faut-il pour cela savoir rester zen lorsque son investissement accuse une baisse brutale de 10 %, et ne surtout pas s’empresser de tout revendre. Ce type d’épargne doit au contraire être envisagé à long terme, au moins sur cinq ans et dans l’idéal sur dix ans ou plus, puisque les chances de rendement augmentent avec la durée de placement.

 

Pourquoi le cours de l’or flambe-t-il ?

Le cours de l'or, valeur refuge par excellence, a atteint en quelques semaines son plus haut depuis trois mois et demi. La faute, notamment, à un regain de tensions sur le front commercial, et à un attrait des banques centrales inédit depuis près de cinquante ans. Aujourd'hui, si vous souhaitez acheter une once d'or, soit environ 28 grammes, il vous en coûtera 1.240 euros. Et pour un lingot d'1 kilo, il vous faudra débourser 38.270 euros, contre 37.010 euros il y a deux mois tout juste. Car sur le seul mois de mai, le cours du précieux métal a grimpé de 6%, renouant avec son plus haut depuis fin février… Et ce n'est pas vraiment une surprise.

L'or porté par la peur : Ce n'est pas un hasard si l'on parle souvent de valeur refuge. Plus la situation économique paraît agitée, plus l'or en profite pour briller. Outre le Brexit et ses conséquences, c'est sans aucun doute la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine qui inquiète le plus les investisseurs, alors que les négociations entre les deux superpuissances sont au point mort depuis un mois. "La principale menace" pesant sur l'économie mondiale "provient des tensions commerciales persistantes", a ainsi souligné dimanche Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), à l'issue du G20 Finances, qui se déroulait au Japon. 

Ajoutez à cela la mauvaise situation budgétaire de l’Italie, la tension géopolitique dans le Golfe persique entre les États-Unis et l’Iran, mais aussi le fort risque de récession mondiale d'ici à trois trimestres anticipé par Morgan Stanley - si le conflit sino-américain s'aggrave encore – et vous obtenez un cocktail détonnant pour les marchés, qui aiment dès lors se tourner vers l'or. Cela avait notamment été le cas à l'occasion de la crise financière de 2008. Un dollar qui s'affaiblit : Face à ces tensions géopolitiques et commerciales, le repli du dollar reste limité, avec une baisse globale de 1% de sa valeur depuis le début du mois. Mais la dépendance au billet vert est de plus en plus questionnée par certains dirigeants ces dernières semaines, du chef de l'État russe Vladimir Poutine au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Cherchant à diversifier leurs réserves de change, les banques centrales se ruent ainsi vers l'or. En 2018, les instituts monétaires ont acheté 657 tonnes du métal préicieux, un bond de 74% par rapport à l'année précédente. "Il s’agit du volume d’achats le plus important enregistré depuis 1971 et la fin de la convertibilité-or du dollar", précise auprès du journal Le Monde Natalie Dempster, directrice générale en charge des banques centrales et des politiques publiques au Conseil mondial de l’or (CMO). Au rang des plus gros acheteurs, on retrouve la Russie (274,3 tonnes), le Kazakhstan (50,6 tonnes), la Hongrie (28,4), la Pologne (25,7) et la Chine (10 tonnes). Au mois de mai, les banques centrales détenaient d'ailleurs 20% du stock d'or de la planète.

Une conjoncture américaine compliquée : L'état de l’économie américaine devrait aussi bénéficier au métal jaune dans les prochaines semaines. Vendredi, l'annonce d'un net ralentissement du marché du travail outre-Atlantique, en deçà des attentes, a propulsé l'once d'or au plus près de son plus haut niveau de l'année. Deux jours plus tôt, des chiffres décevants de créations d'emplois dans le secteur privé américain avaient déjà fait prendre près de 1,4 % à l'or en une seule séance. Des chiffres qui renforcent la possibilité de voir la Réserve fédérale américaine baisser ses taux directeurs, après un cycle de plus trois ans de hausse. Une hausse de la demande indienne : Jusqu'où la hausse du cours de l'or se poursuivra-t-elle ? Une chose est sûre, le lingot devrait rester fort ces prochains mois, notamment en raison de la demande indienne. En avril et mai, les importations du  deuxième plus grand pays consommateur ont bondi de 74% par rapport à la même période l'an passé, selon Bloomberg. Et ces achats pourraient encore augmenter, alors que la saison des mariages débute en fin d'année.

Faut-il investir ? Selon un sondage réalisé le mois dernier par OpinionWay pour Aucoffre.com, 73% des épargnants français interrogés estiment que l'or constitue une solution d’épargne pertinente pour protéger leurs économies. Mais l'or n'est pas rémunérateur comme peut l'être une assurance-vie, par exemple. Il ne sert pas non plus à financer l'investissement des entreprises. Enfin, il coûte cher en conservation. Même si son cours poursuit sa hausse, il ne paraît donc pas aujourd'hui très pertinent d'investir.